Bilan du congrès extraordinaire du CDP : Achille Tapsoba apporte des éclaircissements sur les sanctions

 

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a animé une conférence de presse dans la matinée du mardi 24 septembre 2019. Il s’est agi de présenter le bilan du congrès extraordinaire du dimanche 22 septembre 2019 et d’apporter des éclaircissements sur les suspensions et les exclusions prononcées lors du congrès.

Le congrès qui devait se tenir en juin 2019 pour résoudre les problèmes de conformité du bureau politique national, pour des raisons diverses a été ramené au dimanche 22 septembre 2019. L’objectif principal était « l’examen du rapport du bureau exécutif national sur la mise en œuvre de la résolution portant finalisation de la liste des membres du bureau politique national », indique le premier vice-président du parti, Achille Tapsoba. Le report du congrès se justifiait par quatre assignations en justice qui ont entrainé la suspension du congrès. Le congrès reprogrammé, une nouvelle assignation a été remarquée, et pour le premier vice-président, cela visait « à la liquidation pure et simple du parti ».

Suite à des actes « d’indisciplines », des actes de soutien à un autre parti, la non-participation aux instances du parti… les militants lors du congrès « ont décidé de prononcer des sanctions allant de l’exclusion à la suspension de six (06) mois à l’encontre des camarades au regard de leur qualité et de la faute commise », souligne monsieur Tapsoba. « Les sanctions prononcées ne sont que l’aboutissement de tout un processus, émaillé d’actes d’indiscipline malgré les appels à la conciliation », ajoute-t-il. Cette sanction n’est pas une chasse au sorcière. « Nous avons détecté des militants qui posent des actes qui vont à l’encontre des intérêts majeurs de leur parti, travaillent pour d’autres phénomènes étrangers au parti, veulent étouffer le CDP pour assouvir des ambitions, s’affichent dans les médias. On ne peut pas continuer à tolérer des actes de ce genre », clame-t-il.

Tout parti au pouvoir peut être assigné en justice. Leur concernant, cette assignation par certains militants ne relève pas d’un déficit de dialogue. Ces épisodes d’assignations s’expliquent, selon Achille Tapsoba, par le choix par scrutin électif, direct et secret lors du 7e congrès ordinaire en mai 2018 du président du parti. Le consensus n’a pas été possible malgré la consultation du fondateur du parti, ce qui a conduit à une élection conduisant Eddie Komboïgo à la tête du parti. Par la suite, des actions groupusculaires ont été menées au sein du parti par la création d’un groupe nommé G33 et pour lui, « le refus de l’expression de cette majorité est un acte d’indiscipline ». Des approches et des interpellations ont été faites sans aucune réussite.

Ils ont fait preuve de patience, de tolérance depuis 2018. Le premier vice-président a été clair sur ce point. « Ce n’est pas l’assignation du parti en justice qui a entrainé leur exclusion ; ce sont des camarades qui n’ont pas respecté les textes du parti, qui ont posé des actes d’indisciplines caractérisées à enfreindre aux orientations du président d’honneur, qui ont organisé des sorties médiatiques, formulé des lettres de démission non transmises au président du parti. Nous n’avons pas exclu un seul camarade après qu’on nous ait traduit en justice. Je préfère un militant de base qui travaille au renforcement de son parti que d’un fondateur qui veut faire fondre son parti ». L’exclusion des membres lors d’un congrès est prévue par les statuts ; le bureau politique peut les exclure et en rendre compte. C’est pourquoi aucune sanction n’a été donnée sans avoir attendu au préalable les concernés. En plus, l‘exclusion fait partie des lois fondamentales du parti, il n’y a aucune contradiction. Ces exclusions ni ces démissions ne vont fragiliser la vie du parti. « L’enjeu principal c’est la reconquête du pouvoir. On ne peut pas se permettre d’entretenir à l’intérieur du parti des facteurs qui peuvent nous mettre à rude épreuve ». Les différends émaillent du choix du président dans la reconquête du pouvoir, le choix ne peut pas être fait par imposition. Les suspensions sont claires selon les textes et vont de six (06) mois à 12 mois. Elles peuvent être levées ou alourdir. Ainsi, « on peut rentrer librement dans le parti, on peut quitter librement le parti, on peut aussi se faire chasser du parti », confie-t-il

Mises à part ces sanctions, le congrès a été l’occasion pour le CDP de mettre en place des « textes inviolables qui permettront à la direction politique d’avancer sereinement dans son travail de remobilisation des militants pour la reconquête du pouvoir d’État », affirme-t-il. Ils en sont ressortis avec un dynamisme nouveau.

 

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