Covid-19 et continuité de l’insécurité au Burkina Faso : Le FPR se prononce

 

Ceci est une déclaration du Front patriotique pour le renouveau (FPR) sur la pandémie à coronavirus et la continuité de l’insécurité au Burkina Faso. Dans cette déclaration, le parti a présenté ses sincères condoléances à la famille de l’honorable député Marie Rose COMPAORE, décédée 18 mars 2020 à Ouagadougou.

Découvrez le contenu de ladite déclaration !

« C’est avec une tristesse que nous avons appris le mercredi 18 mars 2020, le décès de l’honorable député Marie Rose COMPAORE. Avant tout propos, nous présentons à travers la présente, nos sincères condoléances à la famille biologique de l’illustre disparue ainsi qu’à sa famille politique l’UPC.

Revenant sur la pandémie actuelle liée à l’infection au coronavirus (COVID-19) dont le Burkina Faso a enregistré son premier décès, s’il est vrai que cette maladie touche actuellement la quasi-totalité des pays, il est aussi véridique qu’il revient à chaque pays de prendre ses responsabilités vis-à-vis de la santé et de la sécurité de ses populations. De ce fait, pour ce qui concerne le Burkina Faso, ce n’est un secret pour personne que de dire que le pays ne dispose pas en ce moment de capacités suffisamment adaptées en nombre, pour la prise en charge contre cette maladie à contagions très rapide avec une morbidité élevée. Du reste, c’est aussi en se fondant sur cela, que l’ambassade de France au Burkina Faso a rendu publique sa décision de rapatrier les ressortissants français qui le souhaitent vers la France.

De l’analyse profonde de cette situation, elle nous interpelle tous à tous les niveaux et particulièrement les autorités politiques sur la principale question de la gouvernance au bénéfice de tous. Si dans un passé récent, il était bien aisé d’aller se faire soigner à l’extérieur parce les capacités internes sont limitées, actuellement face à cette maladie, nous sommes bien tous obligés de faire face aux moyens extrêmement maigres de prise en charge interne. Face à cette triste réalité il nous appartient à tous d’œuvrer et de veiller à ce que dorénavant, le plateau technique médical de prise en charge au sein de notre cher pays soit digne d’un pays qui a acquis son indépendance il y a de cela soixante (60) ans. Pour cela, la solution relève simplement d’une véritable volonté politique matérialisée sur le terrain.

Aussi, si après soixante (60) ans d’indépendance nous sommes toujours à un niveau non enviable (de notre système de santé), pour nous FPR, les coupables de cet asservissement silencieux du peuple sont connus car sur les soixante (60) ans, ils y a bien des gens qui ont décidé et disposé pour nous sur trente trois (33) ans et continuent de le faire sans regrets palpables puisqu’il n’existe pas de changement notable dans leur manière de gouverner. Nous constatons que pour la majorité de Ceux-là qui ont occupé de hautes fonctions avec des postes hautement stratégiques en matière de prise de décisions pendant plus de la moitié de l’indépendance du Burkina Faso, c’est encore sous la gouvernance des même politiques que s’enracine le népotisme flagrant, le clientélisme, la création de clans d’intouchables et la répression destructive de tous ceux qui refusent de suivre les règles édictées en vue d’assurer contre vents et marrées, la continuité de ce qui est non recommandable. Nous ne pointons personne du doigt contre le peuple, nous disons simplement que ce que nous subissons et vivons aujourd’hui est la conséquence direct des décisions et dispositions prises par une élite dirigeante qui à émerger à partir du malheureux évènement sanglant du 15 octobre 1987. Si la situation actuelle de notre pays était louable, nous l’aurions clamé haut et fort, mais si elle ne l’est pas, nous estimons qu’en tant que parti politique d’opposition non complice de ce qui est intolérable, nous avons le devoir de dire qu’on ne peut pas utiliser plus de trente (30) ans de la vie d’une nation dans la gouvernance, se servir et ne pas être à mesure de servir au peuple un système de santé public enviable. Nous ne le disons pas afin qu’un sentiment d’amertume se dégage, mais nous le disons dans une logique de critique constructive afin que cela serve de leçon et que ensemble nous puissions mettre fin à ce type de pratiques politiciennes au profit d’un changement véritable de cap et d’une nouvelle dynamique constructive pour le bonheur des générations actuelles et futures.

Du reste, en tout état de cause, le FPR appel chaque Burkinabè à accepter et à intégrer dans ses habitudes, les mesures actuelles de santé qui sont recommandées en la matière en vue de lutter efficacement contre le virus. Nous encourageons également le personnel médical et paramédical sans exception aucune ainsi qu’à tous ceux qui sont engagés continuellement sur le pied de guerre contre cette maladie au Burkina Faso.

De même, constatant malheureusement la poursuite des attaques terroristes avec les conséquences désastreuses que nous connaissons, nous nous inclinons sur la mémoire des victimes disparues et nous manifestons notre solidarité patriotique envers les autres victimes. Nos encouragements vont toujours à l’endroit des vaillants soldats du Burkina Faso, les FDS (Forces de Défense et de sécurité) dans la grande espérance d’une victoire contre l’insécurité et le retour de la quiétude pour tous.

Convaincu que la quasi majorité des hommes politiques actuels qui ont émergé à partir des évènements tragiques de 1987, n’est plus en phase avec les besoins et réalités profondes de notre peuple car ayant perdu de toute évidence une certaine lucidité politique après de plus de trente (30) ans de gouvernance active, notre combat Politique affirmé est :

  • Celui des libertés publiques, de l’ordre public et de la sécurité nationale,
  • Celui d’un développement participatif harmonieux et d’une démocratie au bénéfice de tous et non d’un clan,
  • Celui de tous ceux qui rêvent d’un Renouveau au Burkina Faso. »

 

Pour Le Bureau Exécutif National

Le Président National

Vive la Jeunesse consciente,

Vive le FPR, Dieu bénisse le Burkina Faso

Fait à Ouagadougou le 19/03/2020

 

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