Crise au niveau du système éducatif : Le groupe parlementaire CDP invite tous les acteurs au dialogue

 

Le groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu une conférence de presse dans la matinée de ce mardi 1er juin 2021 au siège à Ouagadougou. L’occasion a été donnée au groupe parlementaire de donner son point de vue sur un certain nombre de sujets concernant l’actualité nationale dont la crise éducative qui sévit les scolaires.

Le groupe parlementaire CDP est composé de 15 députés dont 14 hommes et une femme. Ce sont ces 15 députés qui ont organisé la conférence de ce jour. Il faut noter qu’un de ces 15 députés, occupe un poste de vice-président à l’Assemblée nationale. Il s’agit notamment de Sanou Boubacar des Banwa.

L’on se rappelle que ce groupe avait voté ”contre” face à la politique que le Premier ministre compte mettre en œuvre lors de sa déclaration de  politique générale à l’Assemblée Nationale. Le groupe a tenu à expliquer sa position par rapport à ce vote. En effet, selon son président Achille Marie Joseph Tapsoba, le groupe pense que ce programme n’est rien d’autre que le programme du candidat de la majorité. A contrario, il a estimé que le programme du candidat du président du CDP même s’il n’a pas obtenu la majorité, reste pertinent et meilleur programme alternatif pour le développement du Burkina Faso. En ce qui concerne la crise que traverse le monde éducatif, liée aux réformes annoncées par le gouvernement, le groupe parlementaire du CDP dit être convaincu qu’une sortie de crise passe nécessairement par une véritable concertation avec tous les acteurs du monde éducatif, y compris les élèves. C’est donc une invite au ministre burkinabé en charge de l’éducation nationale, d’avoir un dialogue sincère avec les élèves à travers leur association des élèves du secondaire de Ouagadougou.

Le groupe parlementaire CDP a aussi saisi l’occasion pour condamner le nomadisme en politique et souligner la question de la limitation de création des partis politiques. A en croire le député Yahaya Zoungrana, cette question de limitation ne date pas d’aujourd’hui. Pour lui, vu qu’en démocratie l’on ne peut limiter la création de parti, il faut créer un cadre de telle sorte que si un parti venait à être créée, qu’il soit un parti digne de ce nom. Achille Tapsoba, président du groupe, pense que le nomadisme est dû au fait que certaines personnes s’engagent avec des partis pour des intérêts personnels et inavoués, plutôt que par conviction. Et c’est pour lui, une pratique à combattre.

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