Déclaration de politique générale : Les réponses du Chef du Gouvernement aux principales préoccupations des députés

 

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a livré sa feuille de route, hier jeudi 4 février 2021 à l’Assemblée nationale. Avant de recevoir la confiance des députés par une majorité absolue de voix (105 pour, 21 contre et 1 abstention), il a d’abord répondu aux nombreuses questions posées par ceux-ci. Ces préoccupations tournent principalement autour des sujets tels la lutte contre l’insécurité, la situation des volontaires pour la défense de la patrie, la réconciliation nationale, la gestion de la pandémie de la Covid-19, le redécoupage du territoire.

La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a suscité, ce jeudi 4 février 2021, de nombreuses préoccupations, mais aussi des suggestions, de la part des élus nationaux. En effet, après l’avoir félicité dans leur grande majorité pour la qualité de son intervention, les représentants du peuple ont voulu avoir des explications plus fournies sur certains sujets.

Ces sujets sont surtout relatifs aux questions d’actualité, comme la réconciliation nationale, la lutte contre l’insécurité dans notre pays et la pandémie du coronavirus. D’autres préoccupations non moins importantes, liées au redécoupage du territoire envisagé par les autorités, à la réduction du train de vie de l’Etat, à la relance économique, au bitumage et à la réhabilitation de certaines routes, à l’augmentation de la dette intérieure, à la gestion des ressources naturelles, ont été posées par les députés.

Le groupe parlementaire constitué par les élus du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), qui a voté contre la Déclaration du Premier ministre, a par exemple dit être resté sur sa soif, dans les domaines de la Réconciliation nationale, de la santé, de la lutte contre l’insécurité, des infrastructures et de la relance économique. Sa principale préoccupation demeure toutefois le retour de l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré, réfugié à Abidjan, en Côte d’Ivoire, depuis l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

Sur le sujet de la Réconciliation nationale, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré a déclaré que c’est une grande préoccupation du gouvernement, qui découle des orientations que le chef de l’Etat lui-même a données. « Si le président du Faso a estimé, sur ma proposition, d’accepter que l’on nomme un ministre d’Etat pour prendre en charge les questions de Réconciliation nationale et de Cohésion sociale, c’est que ces questions-là sont effectivement importantes », a-t-il souligné.

De l’avis de M. Dabiré, le ministre d’Etat en charge de la Réconciliation nationale, Zéphirin Diabré, sait que d’ici à la fin du premier semestre 2021, cette question doit être réglée. Il a précisé que la Réconciliation nationale n’est pas une affaire entre deux ou trois politiciens. « Il faut que l’on dépasse cela. Allons plus loin, regardons devant et faisons en sorte que cette réconciliation crée un pacte social et républicain, qui va fonder la construction de notre pays pour les années à venir », a-t-il souhaité.

Une autre préoccupation qui a retenu l’attention après la Déclaration de politique générale du chef du gouvernement, c’est la situation des volontaires pour la défense de la patrie (VDP), qui contribuent aux côtés des forces de défense et de sécurité, à ramener la quiétude dans de nombreuses localités touchées par l’insécurité. De nombreux parlementaires ont estimé que ces agents méritent un meilleur traitement de la part des autorités. Le Premier ministre a reconnu qu’il y a des difficultés dans l’opérationnalisation de la loi qui a créé ces VDP. Mais, a-t-il soutenu, c’est en face de la réalité du terrain, que l’on se rend compte qu’il y a des questions qu’il faut prendre en charge. Christophe Dabiré a félicité ces volontaires, et rendu hommage à ceux d’entre eux qui ont perdu la vie, en voulant défendre la patrie.

Pour ce qui concerne la sécurisation intérieure de notre pays, à savoir la création de commissariats de police et de brigade de gendarmerie sur l’ensemble du territoire, le chef du gouvernement a révélé qu’un programme est en train de se déployer dans ce sens. « Aujourd’hui, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, il faut que les militaires et les VDP fassent leur travail. Maintenant, les forces de sécurité intérieure, doivent pouvoir occuper progressivement le terrain libéré par les militaires, de manière à ce que nous puissions assister à un retour volontaire des personnes déplacées internes », a-t-il estimé.

Le Burkina Faso fera-t-il vacciner sa population contre la pandémie du coronavirus ? Est-il prêt à faire face à d’éventuels effets secondaires de cette maladie ? Répondant à ces questions des députés, le Premier ministre a estimé que la gestion de la Covid-19 par notre pays a été bonne dans l’ensemble, même si, « devant la panique, tous les pays l’on gérée de façon chaotique ». En ce qui concerne le vaccin contre cette maladie, Christophe Dabiré a indiqué qu’une équipe a été mise sur pied, pour réfléchir sur la question. Cette équipe a déjà élaboré des notes techniques, et fait une évaluation financière du niveau d’immunisation des populations. « Le jour où nous devrons prendre une décision, nous la prendrons de façon responsable. Nous ne nous laisserons pas entrainer par le fait qu’un courant international dit qu’il faut acheter le vaccin et vacciner les populations », a-t-il noté.

Enfin, on peut retenir de cette journée qui a permis au Premier ministre d’avoir le quitus des parlementaires pour dérouler sa feuille de route, que le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a fait deux suggestions au gouvernement. Elles portent respectivement sur la réduction du nombre pléthorique des partis politiques dans notre pays, et une meilleure préparation de la célébration tournante de la fête nationale. Sur ce dernier point, Bala Sakandé pense que le gouvernement doit donner le temps aux députés, de voter le budget de la fête, deux années à l’avance, afin de permettre aux régions-hôtes, de se préparer convenablement.

DCRP/Primature

 

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