Économie : l’éducation financière, une nécessité pour accélérer l’inclusion financière au Burkina Faso

 

Dans l’optique d’outiller les membres du club de presse économique, la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) en collaboration avec le secrétariat permanent pour la promotion de l’inclusion financière, a organisé une master class pour les journalistes, membres du club. Une occasion pour ces Hommes de presse, d’être initiés à l’éducation financière mais aussi de savoir l’état de l’inclusion financière au Burkina Faso et en Afrique. « L’inclusion financière au Burkina Faso », tel est le thème de cet entretien qui s’est tenu les 4 et 5 décembre 2020 à Ouagadougou.

Pendant deux jours, les formateurs Ky Kalidou et Kontogom Raphaël du secrétariat permanent pour la promotion de l’inclusion financière (SP/PIF) se sont entretenus avec les journalistes. Plusieurs points ont été abordés. Les participants ont pu bénéficier d’une sensibilisation en éducation financière, sur la situation de l’inclusion financière au Burkina, et la nécessité pour chacun de s’engager pour cette inclusion.

L’éducation financière, c’est le levier pour accélérer l’inclusion financière dans un pays comme le Burkina Faso où plusieurs personnes ne connaissent pas les avantages de l’inclusion. Et beaucoup de ceux qui s’y intéressent, n’ont pas de plan financier qui pourrait leur permettre de mieux gérer les épargnes et leurs dettes. Ils sont face à un cercle vicieux de stress financier. La meilleure manière de développer une affaire, c’est de le faire avec son épargne. L’épargne peut être définie comme l’argent que l’on met de côté maintenant pour utiliser plus tard. Pour épargner, il est important de se poser un certain nombre de questions ; Les objectifs à court et à long terme ; Combien cela va coûter ? Quand avez-vous besoin de cet argent ? combien devez-vous épargner chaque mois ? l’on ne peut développer son entreprise que si on est capable d’investir. Ce qui est aussi important, c’est d’éviter de vivre au-dessus de ses moyens. Cela est la cause du surendettement de beaucoup de personnes. La finance islamique aussi a été abordée. Une finance qui n’est pas assez développée au Burkina Faso, qui pourtant, présente beaucoup d’avantages. En effet, cette finance est beaucoup plus axée sur la solidarité entre l’emprunteur et le prêteur. La banque en question vous finance et a intérêt que vous réussissez votre activité au risque de partager avec vous les pertes. C’est-à- dire que les pertes sont partagées entre l’individus et la banque, si l’activité échoue. C’est aussi le cas si l’activité marche, les bénéfices sont partagés. (Ceci n’est qu’un aperçu de la finance islamique).

A l’issue de cette formation, Etienne Lankoandé, participant et journaliste du média en ligne Lefaso.net, ressort pleinement satisfait de ces deux jours de formation. « Comme connaissance que nous avons eu à cette formation, c’est la sphère de micro finance ou les institutions financières au Burkina Faso. Une rubrique a concerné également l’éducation financière. A ce niveau, nous avons vu comment faire une budgétisation, comment gérer ses revenus en dégageant en fonction des dépenses et des prévisions, et aussi une marge pour épargner. Cette épargne qui pourrait nous permettre d’entreprendre quoi que ce soit. », a-t-il laissé entendre. A en croire Etienne Lankoandé, ce fut un grand apport parce que « à partir d’aujourd’hui, je saurai recenser toutes mes sources de revenus pour essayer de voir comment je peux gérer, afin de dégager une marge. » Le journaliste a remercié la Chambre de commerce pour l’initiative ainsi que les formateurs pour leur brillante présentation.

« Pour nous, l’objectif essentiel c’est d’avoir des journalistes et communicateurs très avertis des questions de l’économie, des questions de développement du secteur privé. », a indiqué Issaka Kargougou, Directeur général de la CCI-BF. Il a rassuré les membres du club, de la disponibilité de la Chambre à toujours les accompagner en termes de renforcement de capacité. « L’activité de formation est toujours théorique. Ainsi, nous sommes disposés s’il y a lieu de vous emmener sur des sites pour que vous puissiez mettre en application, ce que vous avez appris. », a souligné le Directeur général (DG) tout en saluant les membres du club de presse économique. Les participants ont reçu chacun, une attestation signée par le DG CCI-BF, à la fin de ladite formation.

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