Enseignement supérieur : l’Université Ouaga II prend officiellement le nom de Thomas SANKARA

 

La cérémonie officielle d’inauguration et de baptême de l’Université Thomas SANKARA (UTS) s’est tenue ce jeudi 15 octobre 2020, dans la commune de Saaba. Sous le haut patronage du Premier ministre, Christophe Dabiré, ce baptême est considéré comme une opportunité pour matérialiser la nouvelle vision et renforcer la notoriété et la visibilité de l’institution.

Pour faire face au problème des effectifs devenus pléthoriques à l’Université de Ouagadougou (UO) enregistrés depuis l’an 2000, le gouvernement burkinabè par un décret, a décidé de la création de l’Université Ouaga II (UO2) qui est basée dans les communes de Saaaba et de Loumbila. Ainsi par un autre décret du 16 septembre 2020, l’Université Ouaga II a été baptisée « Université Thomas SANKARA (UTS) » . C’est d’ailleurs ce qui explique la présente cérémonie.

Après le mot de bienvenue du chef du village de Kouanda qui s’est dit très heureux d’accueillir les différentes autorités et personnalités sur le site de l’UTS, le maire de la commune de Saaba, Joseph Dipama a estimé toute sa gratitude et ce, « avec beaucoup de respects et de considérations à son excellence monsieur le président du Faso » , représenté ici par le Premier ministre, Christophe Dabiré. Cette gratitude pour le choix porté sur les deux communes pour abriter cette université « dont le nom fera rayonner nos deux communes au-delà des frontières du Burkina Faso » , a-t-il laissé entendre et d’ajouter : « nous comptons beaucoup sur l’apport de cette université pour réellement s’appliquer à faire du campus universitaire, un véritable pôle de croissance économique et de développement durable pour nos populations » .

Le président de l’UTS, Pr Adjima Thiombiano a indiqué que cette université, sur la science et l’intégrité, projettera toute la société vers son développement durable et harmonieux. « Avec environ, 10 000 étudiants, 66 enseignants chercheurs, 48 personnels administratifs, techniques, ouvriers et de service (ATOS) à ses débuts en 2007, l’Université Thomas SANKARA comptera dès cette rentrée académique, environ 27 000 étudiants, 176 enseignants chercheurs, et 180 ATOS » , a fait savoir le président de cette université, tout en précisant qu’il était plus que temps d’aménager sur leurs propres installations avec de tels effectifs et après temps de souffrance. A l’entendre, ce joyau se trouve sur un domaine d’environ 1890 hectares qui renferme principalement « un bâtiment administratif en R+2, plus de 140 bureaux pour le personnel, deux pavillons de 2500 places chacun, un amphi-théâtre jumelé de 3300 places, une douzaine de salles de cours d’une capacité totale de 2000 places, deux bâtiments pédagogiques en R+2 de 2600 places, soit une capacité totale actuelle de près de 13000 places assises pour les étudiants » .

Au plan social, poursuit-il, l’université compte deux cités universitaires d’une capacité de 2000 lits, deux restaurants universitaires de 700 places assises, chacun, un centre médical moderne, un plateau omnisportif, et une station d’épuration des eaux usées. Depuis le début de la construction de cette université à nos jours, selon monsieur Thiombiano, le gouvernement burkinabè a injecté près de 30 milliards FCFA.

Selon la petite sœur du père de la révolution burkinabè, Blandine Sankara, « le choix de baptiser l’Université Ouaga II Thomas Sankara et de l’inaugurer en ce jour du 15 octobre 2020, est une grande reconnaissance de l’œuvre et de l’action impulsées par la révolution démocratique et populaire, et également un clin d’œil à cette date mémorable du 15 octobre 1987 où le président Sankara et ses compagnons ont été froidement abattus » . Ce baptême, pour elle, ramène au grand jour la flamme du combat de la révolution du 04 août 1987. « C’est le lieu de souhaiter que cette université réponde aux aspirations des jeunes et qu’elle incarne nos valeurs, et prenne en compte les réalités tangibles du continent » , a-t-elle soutenu.

Quant au ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum MAÏGA, il a fait savoir que Thomas Sankara, « c’est aussi l’appel de Gaoua qui a rappelé la nécessité d’envoyer les enfants du peuple pour apprendre le savoir du peuple » . Selon le rêve de Thomas Sankara, pour lui, « aucun enfant du peuple quelque soit les conditions socio-économiques des parents, ne devrait être exclu du système scolaire » . Donc l’université doit être celle du peuple qui accueille les enfants du peuple.

Il a aussi rappelé l’engagement du président Thomas Sankara pour l’éducation, à travers l’appel de Farakoba, dont on parle peu. Pour lui, la teneur de l’appel de Farakoba, c’est la volonté affichée par Thomas Sankara, de faire en sorte que les scientifiques et les chercheurs du Burkina Faso soient au service du pays, pour ne pas lier ses besoins de développement à l’occident.

« C’est un hommage rendu pour tout ce que le président Thomas Sankara a fait pour l’éducation dans notre pays », a expliqué le Premier ministre, après la coupure du ruban. Pour lui, c’est vraiment un acte majeur parce que ça intervient le 15 octobre, date de l’assassinat du président Thomas Sankara. « Je crois que c’est important de le souligner, nous avons voulu baptiser cette université Thomas Sankara pour rappeler sa mémoire et lui rendre un véritable hommage pour tout ce qu’il a fait pour ce pays » , a fait savoir Christophe Dabiré, tout en précisant qu’au-delà de ce que l’on connait de l’homme, c’était quelqu’un qui était vraiment impliqué dans les questions de l’éducation.

Après la cérémonie d’inauguration et de baptême de ladite Université, c’était le tour de celle du port de toges des promus du CAMES.

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