Gestion frontalière: Le conseil tient sa première session de l’année 2021

 

L’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2021 du conseil des frontières s’est tenue dans la matinée de ce vendredi 26 février 2021 à Ouagadougou. A l’occasion de cette cérémonie présidée par le chef du gouvernement Christophe Dabiré, il était question d’examiner la gestion du comité du conseil des frontières et de voir l’avancée de formulation des orientations de l’année 2020.

Chaque année, le conseil des frontières tient deux sessions. C’est dans ce cadre que la présente, première du genre de l’année 2021, est organisée par le ministère en charge de l’administration territoriale et de la décentralisation. Cette session permettra aux membres du conseil de faire le point de leur mission.

La frontière doit être une zone de viabilisation et d’épanouissement des populations qui vivent dans ces espaces, selon le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Clément P Sawadogo. « C’est pourquoi, nous mettons l’accent sur la coopération transfrontalière et la sécurisation des frontière », a indiqué le ministre. A l’en croire, le conseil rencontre beaucoup de problèmes liés au banditisme dans la frontière Burkina-Mali-Niger. « Aujourd’hui, nous voulons travailler à dynamiser notre coopération et à développer les zones frontalières. Il existe des dossiers qu’on peut appeler des différends parce que nous ne connaissons pas les tracées exactes de la frontière et donc il faut travailler à délimiter soit par une commission comme entre la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso pour déterminer avec exactitude le tracé, soit par une essence judiciaire comme le cas entre le Burkina Faso et le Bénin où nous avons décidé de saisir la cour internationale de justice, afin qu’elle puisse se prononcer sur le tracé au plan juridique. » a-t-il expliqué. Cette session est pour lui, une opportunité de prendre des résolutions encore plus fermes pour marquer la présence de l’administration, des structures de sécurité et d’infrastructures économiques et sociales dans ces zones.

Quant au Premier ministre Christophe Dabiré qui a présidé la cérémonie, il a fait savoir qu’il y a nécessité de faire des zones frontalières, de véritables espaces de développement. C’est pourquoi, une stratégie nationale de gestion des frontières a été adoptée en 2015 avec son plan d’action dénommé « Programme d’appui de la gestion intégrée des frontières » . A entendre le Premier ministre, « cette stratégie vient en réponse aux maux que sont confrontées les zones frontalières à savoir le terrorisme, la criminalité transfrontalière… Elle constitue aussi un outil de référence pour promouvoir le développement de ces localités jadis considérées comme des zones délaissées… » Christophe Dabiré a invité tous les départements concernés par la mise en œuvre de cette stratégie, à s’impliquer fortement pour l’atteinte des objectifs de développement des zones frontalières. Cette activité est une occasion pour lui, de rassurer les pays frontaliers du Burkina Faso que la politique burkinabè de gestion des frontières est conduite dans l’optique et la consolidation des libres opérations, d’amitié et de fraternité. Il a en conclusion, souhaité que cette session soit animée par des échanges francs et constructifs afin qu’au sortir de la présente, de nouvelles orientations et de recommandations soient formulées pour donner un souffle nouveau à la gestion des frontières.

 

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