Ibrahim Ouédraogo alias Akim, confiant avec le mouvement SENS

 

Ibrahim Ouédraogo dit Akim est un élu consulaire à la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso. Il est également le président de l’association Burkina Wa-Mêdô. En 2020, Akim s’est engagé en politique, ce qui lui permet d’être sur la liste des législatives pour le compte du mouvement Servir et non se servir (SENS).

Pour échanger avec le candidat dans cette période de campagne électorale, une équipe de votre quotidien en ligne « faso-actu.net » a été reçue au siège de son association à Ouagadougou. Lisez plutôt les échanges !

Faso-Actu.net (FA) : Pourquoi vous vous êtes engagés en politique ?

Akim : Il faut dire qu’il y a trois mois de cela, je n’avais pas l’ambition de faire la politique mais le constat est que si nous voulons le changement, il faut aller là où les décisions se prennent. Si nous restons casés dans nos cases pour critiquer les décideurs, les choses ne vont pas changer. C’est ce qui m’a poussé à m’intéresser à la politique. Si nous nous éloignons de la politique alors que nous voulons du changement, c’est vouloir une chose et son contraire.

FA : Mais pourquoi avec le mouvement SENS ?

Akim : Il faut dire que depuis la création du mouvement, je le suivais de très près. J’ai d’abord fait une très bonne analyse politique. J’ai remarqué que mes convictions étaient de paire avec celles du mouvement. Je vous donne un exemple : si vous voulez un document à la justice, ils peuvent vous demander la situation matrimoniale de votre papa et s’il se trouve qu’il n’a pas fait le mariage à la mairie, l’on considère que votre papa est célibataire. Cela est une culture importée et nous voulons lever ces lois. Dire que nos pères sont célibataires alors qu’ils ont fait le mariage, est comme une insulte à notre égard. C’est comme si nous étions des “b@t@rd“. Dans notre culture, si les deux familles se réunissent et font le “Poug-pou-soum (PPS)“, les concernés ne sont plus célibataires. Aussi, la question du foncier est préoccupante dans notre nation. C’est pour résoudre tous ces problèmes que je me suis engagé avec le mouvement SENS.

FA : Comment se déroule les campagnes législatives ?

Akim : De mon côté et du côté de mon mouvement, les campagnes se passent bien. Mais il faut reconnaitre que c’est un peu difficile parce que nous avons la lourde tâche de faire un changement de mentalité, car les gens ont l’habitude de prendre des billets de banque avant de voter le candidat. C’est ce que la politique ancienne a enseigné aux populations. Nous, nous n’avons pas un (01) FCFA pour donner à qui que ce soit. Moi, je ne vais jamais donner un billet de banque à quelqu’un pour être voté. Nous sommes sincères et nous sommes sains. Par ailleurs, il faut souligner que beaucoup de gens adhèrent et nous avons une grande force.

FA : Êtes vous confiants de votre victoire au soir du 22 novembre ?

Akim : Je suis de confession musulmane et chez nous, l’on ne doit pas attester être à 100% sûr comme si tu es le Bon Dieu. Mais je dis que je n’ai pas peur parce que la fourmi a dit que son « s*xe » n’est pas gros mais sa famille est large. C’est pour dire que j’ai des gens sur qui compter, j’ai une grande famille derrière moi en l’occurrence les commerçants, les jeunes, etc.

FA : Un mot à l’endroit des électeurs burkinabè

Akim : Je vais d’abord les inviter à avoir confiance à la jeunesse du mouvement SENS et à tout ce que nous faisons. Nous ne convoitons pas la présidence. Ce qui nous intéresse, c’est la législative et la municipalité. Nous invitons donc l’ensemble des citoyens à refuser les billets de banque qu’on leur offre en échange de leur voix. Qu’ils lisent très bien les programmes des uns et des autres avant de choisir. Si nous ne refusons pas de prendre les gadgets avant de voter, nous ne pourrons pas stopper la corruption. Et pourtant nous, nous sommes là pour changer les choses. Aujourd’hui, on n’a pas besoin de produits extérieurs pour faire une grande alimentation comme “Marina Market“ parce que nous avons tout ce dont nous avons besoin. Malheureusement par manque de volonté, nous ne peinons à le faire.

FA : Quel est votre mot de la fin ?

Akim :  C’est d’inviter les populations jeunes à s’intéresser à la politique. Les consciences sont éveillées depuis l’insurrection populaire, et nous devons fonctionner avec l’envie de faire mieux que les aînés. Nous au SENS, nous ne faisons rien d’autres que de faire bouger les grandes lignes tracées par Thomas Sankara. En une fraction de seconde, on peut faire développer le Burkina Faso. C’est seulement un manque de volonté politique.

Il faut signaler que SENS ne soutient officiellement aucun parti à la présidentielle. Cependant, chaque candidat aux législatives a la possibilité de soutenir un candidat à la présidentielle de son choix. C’est en réalité un mouvement de candidats indépendants.

 

Sensibilisation

Message du CSC : Évitez des propos diffamants, injurieux, haineux ou violents
Au Burkina Faso, la loi interdit formellement les propos injurieux, diffamants, haineux et violents sur les médias. Il faut savoir que les émissions d’expressions directes ne sont pas des espaces de non droit où tout est permis. Alors le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) invite les citoyens burkinabè à exprimer leurs opinions de façon courtoise, citoyenne et responsable.
« Pensons toujours à la préservation de la paix et de la cohésion sociale, lorsque nous intervenons dans ces émissions », souligne le CSC.
Suivez plutôt la vidéo ! https://fb.watch/1Sp1rlDdmd/

 

 

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