Kaya : Issouf Ouédraogo se nourrit de cuir depuis 25 ans

 

Le cuir ne finit pas de faire parler de lui. La ville de Kaya ne peut pas expliquer à quel point les peaux d’animaux lui sont bénéfiques. Aujourd’hui, ces peaux sont au cœur de l’économie des collectivités locales dans cette ville. Oui, cette ville mérite bien l’appellation “la cité des cuirs et des peaux“ qui lui est dédiée.

Nous avons effectué un voyage dans la ville de Kaya pour constater des hommes et des femmes qui se nourrissent de peaux d’animaux. Rassurez-vous, ce n’est pas qu’ils les mangent. Mais plutôt, ils s’en servent pour fabriquer des accessoires qu’ils commercialisent sur toute l’étendue du territoire burkinabè, ainsi qu’à l’extérieur.

Issouf Ouédraogo travaille le cuir depuis plus de 25 ans. A l’en croire, il a grandi avec ça et c’est le cuir qu’il sait manier. Grâce au cuir, selon son propos, il prend en charge vingt (20) personnes dans sa famille. Pourtant, il travaille avec ses deux petits frères pour subvenir aux besoins de sa famille.

Cependant, depuis l’avènement de la maladie à coronavirus, le chiffre d’affaires de cet artisan a considérablement baissé. « Nous travaillons beaucoup avec les étrangers. Mais avec cette pandémie, ils ne viennent plus et nous ne faisons plus de bonnes affaires. », a affirmé monsieur Ouédraogo, père de famille. Dans son métier, il fabrique des chaussures, des portes-feuilles et des sacs tous en cuir, qu’il met sur le marché. Ses affaires sont basées sur les étrangers, donc la Covid-19 n’est pas sans effet sur son travail. A cet effet, Issouf Ouédraogo a des doléances à l’endroit du Gouvernement et de son ministère de tutelle. « Nous avons de sérieux problèmes depuis que la maladie à coronavirus est là. Les marchés que nous avions, nous ne les avons plus. Alors, nous souhaitons de l’accompagnement, afin de pouvoir aller à l’extérieur pour faire des expositions.», a-t-il expliqué.

En même temps, nous avons rencontré Sawadogo fatimata, commerçante d’accessoires de cuirs depuis neuf (09) ans. Pour sa part, le marché est morose. En effet, à cause des conséquences de la pandémie, les principaux clients n’existent plus, étant donné qu’ils sont des étrangers et des touristes. Il n’y a plus de visiteurs, et les déplacements mêmes à l’interne sont réduits. Alors, les affaires chez cette dame ne sont plus comme avant. « Il n’y a plus ces blancs avec qui nous faisions les bonnes affaires. Entre nous habitants de Kaya, le marché n’est pas satisfaisant.» Pourtant, elle prend en charge six (06) personnes dans sa famille.

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