Couverture médiatique de la campagne électorale : un bilan satisfaisant à mi-parcours

 

Débutée le 31 octobre dernier, la campagne électorale bat son plein. Conformément à ses attributions, le Conseil supérieur de la communication assure la régulation du discours politique électoral sur l’ensemble des médias et l’application du pacte de bonne conduite au cours de la période de campagne électorale. C’est ainsi qu’à mi-parcours, le CSC a tenu à présenter à la presse le point de ses observations, lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 12 novembre 2020 à Ouagadougou.

D’après le vice-président du CSC, Abdoulazize Bamogo, d’un point de vu global, le constat est satisfaisant. En effet, les principes d’égalités d’accès dans les médias sont relativement bien respectés. « On observe pour cette première phase de la campagne, une bonne exploitation des différents espaces par les candidats à la présidentielle. Pratiquement 100% des espaces qui ont été offerts ont été exploités par les candidats à la présidentielle », a-t-il laissé entendre puis de poursuivre : « par contre, on observe une faible exploitation des différents espaces par les candidats aux élections législatives » . Le CSC a donc mis en place un dispositif de rappel des candidats pour leurs passages dans les différents médias. Cette technique, selon Abdoulazize Bamogo, a permis de rehausser le taux de participation des candidats.

Cependant, l’observation à mi-parcours de la couverture médiatique de la campagne a permis au CSC de relever neuf cas de violations de la règlementation, de l’éthique et de la déontologie par huit médias. Certains de ces médias ont relayé des propos, liés à la question sécuritaire, tenus par un candidat pendant des meetings à Fada et à Dori. Les propos en question tenus à l’endroit d’autres candidats ou partis politiques sont considérés comme violents et attentatoires au pacte de bonne conduite. D’autres, quant à eux, ont publié de propos d’internautes jugés diffamatoires, d’incitation à la violence et à la haine suite à la publication d’articles relatifs à la campagne électorale. Il est reproché à ces médias, la publication des propos à caractère violent d’internautes sans une modération a priori comme l’exige la réglementation en vigueur.

Pour un meilleur déroulement de la suite des campagnes, le CSC estime que des efforts doivent être menés pour une meilleure prise en compte du principe du pluralisme et de l’équilibre de l’information dans nombre de médias, notamment les médias privés ; une meilleure appropriation des textes réglementaires du CSC, notamment sur la publicité électorale ; le respect de l’interdiction de retransmission intégrale des meetings des partis politiques, sources de commission de manquements divers ; un meilleur respect des engagements communs contenus dans le pacte de bonne conduite ; en s’interdisant toute propagande politique à travers la diffusion de la publicité électorale payante.  A l’endroit des acteurs politiques, le CSC leur demande de veiller au respect du pacte de bonne conduite et de sensibiliser les militants relativement aux affichages anarchiques et au respect des affiches des adversaires.

Il faut noter que l’observation à mi-parcours de la couverture médiatique de la campagne a fait savoir que « Lefaso.net » , « fasoactu.net » et « fasopic.net » sont les trois médias en ligne qui se sont le plus intéressé aux activités des partis politiques en lice pour les législatives.

 

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