Lutte contre la corruption : Validation du rapport de l’auto-évaluation du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la convention de l’UA

 

L’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) tient un atelier ces 15, 16 et 17 septembre 2020. Cet atelier porte sur la validation du rapport de l’auto-évaluation du Burkina Faso sur la mise en œuvre de la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Présidée par le Premier ministre, Christophe Dabiré, la cérémonie d’ouverture s’est tenue ce mardi 15 septembre à Ouagadougou.

L’Union africaine a adopté le 11 juillet 2003 à Maputo, la convention sur la prévention et la lutte contre la corruption en Afrique. Objectif, faire converger les efforts des Etats africains afin de s’attaquer aux causes profondes de la corruption. Le Burkina Faso a ratifié cette convention de l’UA sur la prévention et la lutte contre la corruption qui, à son article 22, met en place un mécanisme d’évaluation des Etats partis pour évaluer l’état de mise en œuvre. Il est donc attendu des participants, un examen minutieux des dispositions de la convention, article par article, dans l’objectif de vérifier l’état de mise en œuvre desdites dispositions au Burkina Faso.

« Prendre le temps d’une réelle introspection en vue d’une meilleure efficacité de la lutte contre la corruption au Burkina Faso », tels sont selon le Contrôleur général d’état de l’institution, Luc Marius Ibriga, l’esprit et le dynamique qui président à l’organisation du présent atelier d’auto-évaluation de l’application par le Burkina Faso de la convention de l’UA. Luc Marius Ibriga est convaincu que « l’essentiel ne réside pas dans la signature ou la ratification d’une convention, mais dans sa mise en œuvre. » C’est pourquoi, un groupe d’experts a été mis en place pour vérifier l’état de cette mise en œuvre. L’un des objectifs de cet atelier est aussi, « permettre au pays de présenter un rapport d’auto-évaluation sérieux, rigoureux et précis. »

Pour le président de la cérémonie d’ouverture, Christophe Dabiré, « la corruption est une préoccupation majeure au niveau du continent africain et compromet gravement le développement de nombreux pays. » Ainsi, la lutte contre ce fléau doit se réaliser à travers l’institution de partenariats entre les gouvernements et tous les segments de la société civile, en particulier les femmes, les jeunes, les médias et le secteur privé. « A l’instar des autres Etats signataires, le Burkina Faso se doit de satisfaire aux dispositions de l’article 22-7, qui obligent les Etats parties à communiquer au comité, un an après l’entrée en vigueur de la convention, les progrès réalisés dans sa mise en œuvre. », a laissé entendre le Premier ministre.

Lors du présent atelier, un document amendé et validé sera soumis à l’appréciation du comité consultatif de l’UA.

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