Mise en œuvre du PNDES : réflexion liée aux impacts des conflits

 

L’ouverture de l’atelier national de validation sur l’analyse des causes des conflits et de leurs impacts sur la mise en œuvre du Plan national du développement économique et social (PNDES) s’est tenue dans la matinée de ce vendredi 7 mai 2021 à Ouagadougou. Ce rapport s’inscrit dans le cadre de la formulation du nouveau référentiel de développement, qui orientera l’intervention publique au cours du quinquennat 2021-2025. Les résultats encadreront la prise en compte de la dimension sécurité, paix et résilience dans la formulation du nouveau référentiel.

Les différents conflits au Burkina Faso ont eu un impact négatif sur la mise en œuvre du Plan national du développement économique et sociale (2016-2020). A cet effet, le secrétariat permanent du PNDES a fourni un rapport d’évaluation de l’incidence de la crise sécuritaire sur les résultats du développement du pays. Ce rapport fait une analyse des principales causes de fragilité du pays, présente les facteurs de résilience, de reconstruire le contrat social et d’améliorer les résultats de développement.

Selon le chargé d’études du secrétariat permanent du PNDES, Seydou Sawadogo qui a étudié les causes profondes des conflits avec l’appui des partenaires, l’équipe a utilisé une méthode de collecte d’informations auprès des populations ; l’influence de la crise sécuritaire sur l’atteinte des effets du PNDES selon les ressentis des populations.

Selon le rapport, s’il est vrai que les causes immédiates de la crise sécuritaire au Burkina Faso sont exogènes et liées à la déstabilisation de la Libye et la crise sécuritaire au Mali et au Niger, les causes profondes sont essentiellement endogènes. “Dans l’étude, il est ressorti que nous avons plusieurs types de conflits au Burkina dont les plus récurrents sont les conflits fonciers, les conflits agriculteurs-éleveurs, les conflits liés à la chose politique, des conflits religieux. Plusieurs causes profondes expliquent ces conflits. Il y a le manque d’opportunité que ressentent les population, certaines populations pensent que leurs régions sont délaissées, et certaines pensent que les ressources du pays sont mal gérées et qu’il y a la stigmatisation.” , a laissé entendre Seydou Sawadogo. Cependant, le Burkina Faso a su faire preuve de résilience face à ce choc sécuritaire grâce d’une part aux actions gouvernementales et d’autre part aux actions des populations.

La réalisation de cette étude entre également dans le cadre de la deuxième phase de l’initiative évaluation pour la prévention et la consolidation de la paix.” , soutient la présidente de la cérémonie d’ouverture, Yvonne Rouamba/Guigma, par ailleurs secrétaire générale de la primature. Le projet de rapport met en évidence les facteurs de résilience que le gouvernement burkinabè et ses partenaires peuvent et doivent chercher à renforcer dans le but de consolider la paix, la cohésion sociale et le développement. A en croire la secrétaire générale, cet atelier permettra de faire des recommandations d’actions multisectorielles à prendre en compte, à cours et moyen termes afin de “renforcer la résilience de reconstruire le contre social et d’améliorer les résultats de développement.

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