« Pour nos concessions, nous acceptons la mort » , darde Zoungrana Rasmané (habitant de Zongo)

 

Les habitants de Zongo sont sortis manifester devant la mairie de l’arrondissement n°3 de Ouagadougou, dans la matinée de ce lundi 14 septembre 2020. L’objectif de cette manifestation, est de soumettre leurs préoccupations au maire face à la crise persistante de logement qu’ils traversent. Aussi, une plateforme revendicative sera adressée au maire dans laquelle, ressortent le recensement de toutes les zones inondables dans l’arrondissement et le relogement des résidents de ces zones dans des espaces habitables.

Ils étaient nombreux devant la marie de l’arrondissement n°3 de Ouagadougou, ce lundi matin. Les habitants disent vivre une crise liée à une mauvaise gestion des opérations de lotissement dans leur localité. A en croire les premiers responsables de cette manifestation, ils sont victimes de « manque de transparence, de fraudes, de vols et de détournement massif de parcelles ».

Selon Zoungrana Abdoul Rasmané, « les habitants de Zongo sont dans des problèmes. Ces problèmes sont liés au lotissement qui n’a pas suivi les bonnes procédures (…) Nous voulons qu’ils viennent faire un recensement de tous les habitants et leur attribuer des parcelles. Nous voulons que madame le maire se lève, et qu’elle fasse ce qu’elle peut faire pour que nous ayons nos parcelles. Nous ne pouvons pas comprendre que les autorités arrêtent les lotissements et que des gens continuent d’en vendre. Aussi, que les huissiers viennent nous chasser de chez nous disant que ces parcelles ne nous appartiennent pas. » Monsieur Zoungrana va plus loin en déclarant que : « pour nos concessions, nous acceptons la mort. »

La plateforme revendicative fait cas de huit (08) points. C’est entre autres, l’application effective de la décision municipale portant interdiction de nouvelles constructions ; Arrêt des démolitions sauvages et des tracasseries contre les populations des zones non-loties de l’arrondissement, et la construction par l’Etat de logements sociaux à prix abordables, au profit des populations qui y vivent ; Arrêt de l’accaparement des terrains par les sociétés immobilières dans l’arrondissement ; Transparence et équité dans les opérations de lotissement ; abandon des critères arbitraires.

Pour la représentante des femmes, Salou Odette, le problème est à prendre au sérieux. « Nous n’avons pas où dormir, les huissiers nous harcèlent. Nous ne voulons plus de ça, que les huissiers viennent nous faire sortir de chez nous comme des rats. », a-t-elle laissé entendre et d’ajouter : « Nous sommes tous des Burkinabè et nous interpellons le président du Faso à régler nos problèmes une bonne fois. »

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