Réconciliation nationale : Zéphirin Diabré décline ses missions

 

Ce jeudi 4 mars 2021, le ministre d’État, chargé de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale, Zéphirin Diabré en compagnie du ministre de la communication, Ousséni Tamboura, a tenu une conférence de presse au sein du service d’information du gouvernement (SIG). Cette rencontre a été l’occasion de présenter aux hommes de médias et à l’opinion publique, ses différentes missions en tant que ministre de la réconciliation nationale.

Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) et ancien chef de file de l’Opposition politique, a été nommé ministre d’État chargé de la réconciliation nationale le 10 janvier 2021. Ce ministère a été créé en vue de réconcilier les fils et filles du pays mais aussi d’assurer la cohésion sociale en son sein.

Conscient de la responsabilité qui lui a été assignée, le ministre de la réconciliation nationale a regroupé ses missions en cinq grandes catégories car la question de la réconciliation n’est pas uniquement d’ordre politique. Il s’agit de la réconciliation socio-politique qui va concerner tous les problèmes d’ordre politique comme les crimes de sang, l’insurrection populaire, le coup d’État, les atteintes à l’intégrité physique. La deuxième catégorie nommée la « réconciliation communautaires » concerne les conflits communautaires dans tous ces aspects comme les conflits fonciers, les conflits religieux, les conflits de chefferie, les conflits miniers. La troisième catégorie est la « réconciliation sécuritaire », c’est-à-dire tout ce qui concerne le domaine du terrorisme. La quatrième catégorie est la « réconciliation administrative » qui prendra en compte les tensions nées entre l’État et les administrés. La cinquième catégorie est la « réconciliation entre l’État et les citoyens ». Au regard de toutes ces catégories, pour Zéphirin Diabré, « le Burkina n’a pas un (01) problème de réconciliation, mais plusieurs problèmes de réconciliation qui touchent tous les aspects de notre vie en commun », a-t-il déclaré.

Plusieurs tentatives de réconciliation ont été mises en place à travers le Collège de sages, la commission de la réconciliation nationale et des réformes CRNR et le HCRUN. Selon le ministre Diabré, la création du ministère de la réconciliation est la troisième tentative de réconciliation mise en place par le président du Faso. Selon lui, « pour que la démarche soit couronnée de succès, il faut qu’elle respecte un certain nombre de principes et de méthodes ». La première méthode est de considérer la réconciliation comme une vision holistique qui s’étendra sur tous les aspects et non sur une dimension politique uniquement. « Ce sont plusieurs réconciliations qui vont se superposer et s’enchevêtrer, pour donner la réconciliation nationale », a-t-il lancé. La deuxième démarche est celle de la concertation ciblée avec les différentes couches comme la chefferie coutumière, les autorités religieuses, les associations de victimes, les OSC… La troisième méthode est de considérer la réconciliation « comme un processus et non un acte unique », a confié le ministre. Un forum national de la réconciliation sera ainsi organisé. La quatrième démarche est de prendre en compte les désirs des victimes et la cinquième est de ne pas omettre le triptyque “Vérité, Justice et Réconciliation” qui pour lui, sera une boussole dans sa mission. Selon Zéphirin Diabré, « chacune de ces trois composantes peut prendre plusieurs formes en fonction des situations et en fonction des souhaits des parties ». Plusieurs stratégies seront alors mises en place pour aboutir à ce processus de réconciliation. Pour le ministre, la réussite de ce pari dépendra de la contribution de tous.

Soyez le premier à commenter sur "Réconciliation nationale : Zéphirin Diabré décline ses missions"

Laissez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*

un × 4 =