Santé: Des journalistes sur le chantier de la PNMN

 

Une politique nationale multisectorielle de nutrition (PNMN) a été adoptée par le Burkina Faso en Juin 2020. A cet effet, le ministère de la santé en collaboration avec le secrétariat technique chargé de l’amélioration de l’alimentation et la nutrition des mères et des enfants (STAN) a organisé un atelier de dissémination de la politique nationale multisectorielle de nutrition et ses documents stratégiques au profit des journalistes, les 2 et 3 mars 2021 à Ouagadougou. L’objectif de cet atelier est donc d’engager les journalistes dans la lutte contre la malnutrition au Burkina Faso.

Au Burkina Faso, 25,4% des enfants de moins de 5ans souffrent d’un retard de croissance, 17,3% présentent une insuffisance pondérale et 8,5% sont émaciés. La carence en micronutriments persiste avec l’anémie qui touche près de 62% des femmes en âge de procréer, plus de 8 enfants de moins de cinq ans sur 10 et près de 7% des enfants d’âge scolaire. Ces chiffres n’ont pas été sans conséquence sur le décideur. En effet, au conseil des ministres du 3 juin 2020, le gouvernement a décidé de mettre en œuvre une politique nationale multisectorielle de nutrition à travers le ministère de la santé. Le présent atelier s’inscrit donc dans la mise en œuvre de cette politique.

Durant les deux jours d’entretien, les journalistes ont pu s’imprégner du contenu de la PNMN. Aussi, ils ont échangé avec le secrétariat technique chargé de l’amélioration de l’alimentation et la nutrition des mères et des enfants, sur les bienfaits d’une nutrition équilibrée surtout chez les enfants dès la naissance. Le coût global du plan s’élève à 3 634 511 640 qui s’étale sur cinq (05) ans. A ce propos, les journalistes ont été invités à élaborer une feuille de route dans le sens de situer leur responsabilité et leur contribution dans l’atteinte des objectifs du plan national de la nutrition. Il est, entre autres, ressorti de ces propositions à l’attention de Dr Ella Compaoré, l’organisation des journées de plaidoyers en faveur de la nutrition ; des caravanes de presse dans certaines zones en tenant compte de la situation sécuritaire ; des interviews avec des professionnels afin de sensibiliser les populations, etc.

L’atelier a permis aux journalistes de s’outiller sur les notions de base et l’approche multisectorielle de la nutrition. Il est important de s’intéresser au domaine de la nutrition surtout au niveau des enfants. La malnutrition amoindrit l’intelligence de l’enfant et affecte sa santé. Une bonne nutrition est le gage d’une bonne santé, pilier d’une croissance socio-économique durable d’un pays. Des études, il ressort que qui investit 500 FCFA dans la prévention de la malnutrition bénéficie d’une économie de 15 000 FCFA. Et puisque prévenir vaut mieux que guérir, investissons aujourd’hui pour économiser demain.

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