« Si nous n’avons pas nos parcelles, nous n’allons pas voter » , menacent des manifestantes

 

A l’occasion de leur marche-meeting, les femmes de la coalition des associations pour la défense des droits de logement, se sont rendues à l’Assemblée nationale (AN) pour remettre la plateforme revendicative de leur manifestation. A cet effet, elles ont été accueillies par la secrétaire générale, Rakièta Zoromé, car le président Bala Sakandé était occupé.

Les femmes ont fait savoir que si leur problème n’est pas réglé, elles ne voteront pas le 22 novembre 2020. Elles sont sorties pour manifester leur mécontentement à l’endroit des élus du peuple (députés). Après avoir remis la plateforme revendicative, la représentante des femmes a expliqué la cause de leur marche. « Nous sommes venues à l’Assemblée nationale parce que nous avons des problèmes, nous ne savons pas où dormir. Les riches nous fatiguent. Nous n’avons jamais eu raison sur un problème de parcelle. Nous voulons qu’ils effacent leur loi qui dit qu’un pauvre ne doit pas avoir une maison. Ils disent qu’il n’y a plus de place, et pourtant les sociétés immobilières continuent d’acheter les terres. Si nous n’avons pas nos parcelles, nous n’allons pas voter. », a t-elle dardé.

S’adressant aux manifestantes, la secrétaire générale (SG) de l’Assemblée nationale, Rakiéta Zoromé a laissé entendre que le président, Alassane Bala Sakandé est absent parce qu’il prend part à une cérémonie d’hommage. « Il m’a chargé de vous recevoir, et soignez rassurées que cette lettre va lui parvenir avec tous les honneurs. Ne vous inquiétez pas car le président est au courant de ça. »

Les femmes sont reparties après avoir remis la lettre à la SG de l’AN. Elles qui étaient armées de balais, de spatules et de nattes, sont reparties en laissant derrière elles, les balais salissant ainsi la voie qui mène au bâtiment de l’Assemblée nationale. Est-ce une manière de montrer le degré de leur mécontentement ? La question reste posée.

 

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