MISE AU POINT relative à la Conversation téléphonique avec monsieur KADIOGO

 

Depuis un certain, un enregistrement sonore relatif à une conversation téléphonique liée au décès de l’enfant MAIGA Daouda retiré de la rue et alors pensionnaire du centre de prise en charge de Somgandé, m’oblige à apporter des précisions sur le contexte et le contenu dudit enregistrement qui suscite tant de commentaires, réprobations et d’invectives à mon égard sur les réseaux sociaux.

Je voudrais d’emblée présenter mes sincères condoléances à la famille éplorée et lui exprimer toute ma solidarité pour la perte de l’enfant Daouda. Aussi, convient-il de souligner que l’enfant dont s’agit dès son admission dans le centre a bénéficié comme tous les autres enfants d’une prise globale et adéquate (psychologique, sanitaire, alimentaire…)

S’agissant du contexte de l’enregistrement sonore, il convient de faire remarquer que mon interlocuteur n’est autre que M. KADIOGO Idrissa, président de l’association burkinabè des maîtres coraniques, association avec laquelle mon département entretient une collaboration conventionnée dans le cadre de l’opération de retrait des enfants et jeunes en situation de rue.

En effet, les échanges dont il est question avec monsieur KADIOGO portaient sur des récriminations de certains membres de l’association et de parents suite au décès ci-dessus évoqué.

A cette occasion, j’ai tout naturellement exprimé ma frustration à un « partenaire » car j’ai estimé qu’au lieu de pleurer la perte de l’enfant, les parents et des responsables de foyers coraniques membres de l’association, cherchaient plutôt à profiter de la situation et reprocher au ministère de s’être substitué à la responsabilité parentale.

Il est bien évident qu’en employant le terme « musulmans » , je désignais mes partenaires de terrain que sont les maitres coraniques . Je ne doutais pas à ce moment précis de la franche collaboration de M. KADIOGO mais la tournure qu’ont pris les faits me laisse perplexe quant à la motivation réelle de mon interlocuteur qui, visiblement a pour dessein de me dresser contre toute une communauté religieuse.

Je marque mon étonnement quant à l’interprétation tendancieuse attribuée à mon propos, ce d’autant plus que les enfants talibés retirés de la rue par les travailleurs sociaux, reçoivent, une éducation religieuse qui leur est dispensée grâce à la bonne collaboration que mon département entretient avec la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB) outre , l’appui considérable de mon département à l’association des maîtres coraniques en vivres et non vivres, et l’appui techniquement pour un encadrement réussi des enfants.

J’ai la ferme conviction que les responsables de la communauté musulmane dont beaucoup connaissent ma déférence aux valeurs religieuses (moi-même étant la fille d’une musulmane), sauront sans doute faire la part des choses et apprécier cet agissement de M. KADIOGO dont le dessein, par cet acte prémédité, est clairement de porter un coup à l’opération de retrait des enfants de la rue et ternir mon image .

Malgré tout, je demeure plus que jamais résolue à œuvrer à la protection des enfants de notre chère patrie.

Qu’Allah nous bénisse !

 

Ministre de la femme, de la solidarité nationale,

de la famille et de l’action humanitaire,

Laurence Marchal Ilboudo

3 Comments on "MISE AU POINT relative à la Conversation téléphonique avec monsieur KADIOGO"

  1. Très bon article et très bonne mise au point de la part de la Ministre. Cependant, pour que cette mise au point ait l’effet escompté, il faut qu’elle soit faite en audio sur une des radio de la place. Car, la plupart des commentateurs de l’enregistrement, ne lisent ou lisent peu.
    C’est juste mon avis.
    Que Allah bénisse le Faso et le protége.

  2. Dieu jugera le coeur des gens. Chacun sera rétribué des actes qu’il aura posé sur terre. Cette terre n’est qu’un escale. Je demande à Mme la ministre de continuer de faire ce qui est bien pour ces enfants.

  3. J’ai eu la chair de poule quand j’ai écouter les malédictions proférées à votre encontre. J’avoue que cette mise au point permettra aux uns et aux autres de faire la part des choses et de ne pas agir aveuglement.
    Dieu bénissent ceux qui luttent pour l’épanouissement réel des enfants burkinabé

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