Ce mercredi 1er avril 2026, le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle a tenu une rencontre au Palais du Moogho Naaba de Ouagadougou. L’occasion a été donnée de saluer les avancées institutionnelles enregistrées au Burkina Faso.
La chefferie coutumière et traditionnelle du Burkina Faso est la première organisation de gouvernance des communautés. Sous la période coloniale, elle a été ignorée et a subi des tentatives de suppression, de substitution, de désorganisation. Elle n’a bénéficié d’aucune reconnaissance légale. La chefferie coutumière et traditionnelle survit grâce à sa connaissance des milieux et des hommes, la confiance des populations, les valeurs qu’elle incarne, la maîtrise des techniques pour contribuer à la préservation de la paix, de l’ordre social et faire face à la résilience. Elle a pris part à des luttes pour la liberté et le bien-être de la population. « Son engagement pour la patrie n’a jamais fait défaut » indique le porte-parole.

L’arrivé du MPSR II a permis à la chefferie coutumière et traditionnelle d’avoir des avancées comme l’institutionnalisation d’une journée nationale dédiée aux coutumes et aux traditions et l’adoption de la loi portant statut de la Chefferie coutumière et traditionnelle du Burkina Faso. Le conseil supérieur de la Chefferie coutumière n’a pas manqué de traduire leur reconnaissance à tous les acteurs qui ont participer à l’évolution de leur statut. L’adoption de la loi n°033-2012/AN du 11 juin 2012 reconnait la chefferie coutumière et traditionnelle comme une autorité morale « Cette loi constitutionnelle autorise également par le biais de la loi ordinaire de doter la chefferie coutumière et traditionnelle d’un régime juridique et de déterminer les règles coutumières compatibles avec le droit positif » se réjouit-ils. Ils saluent cette loi car « Doter la chefferie coutumière et traditionnelle d’un régime juridique qui lui est propre, c’est lui appliquer un principe d’égalité, c’est aussi lui permettre d’agir en toute légalité ». Elle prône la neutralité politique et syndicale des chefs coutumiers et traditionnels, prend en compte les modes de succession et de déchéance du pouvoir pour éviter l’auto-proclamation et conflits de légitimité. Pour eux « Cette loi met les chefs coutumiers et traditionnels devant leur responsabilité, celle d’incarner les valeurs d’intégrité, d’honnêteté, de fraternité, de solidarité, d’unité et de pardon dans la société. Elle rappelle chaque légitimité ancestrale à sa mission cardinale qui est d’être le pont qui relie, l’aiguille qui coud, en somme celle qui, dans sa communauté sert avec dignité et transparence et défend ardemment les intérêts de la patrie ». Cette loi permettra aux Chefs coutumiers et traditionnels de contribuer à la construction du Burkina Faso.
Les chefs coutumiers et traditionnels ont salué les efforts consentis par le gouvernement dans la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme, le dévouement et le patriotisme des Forces de Défenses et Sécurité (FDS) et les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et la résilience de la population.

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