Entreprenariat féminin au Burkina : la femme au cœur du développement durable

Ce jeudi 20 juin 2019, s’est tenue à Ouagadougou la cérémonie d’ouverture marquant le début des travaux des « 48 heures d’opportunités d’affaires et de financement des femmes entrepreneurs du Burkina Faso », initiée par le ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire. L’objectif principal de ces journées d’activités, est d’offrir un espace d’expression et de visibilité aux femmes entrepreneurs évoluant dans différents secteurs d’activités.

L’entreprenariat féminin constitue un moteur pour l’autonomisation économique des femmes et a des effets bénéfiques sur la croissance économique des femmes et sur la croissance économique du pays. Cependant, il (l’entreprenariat féminin) reste toujours à un stade embryonnaire à cause des multiples obstacles à son épanouissement, entravant la création ou le développement des entreprises féminines. C’est ce qui est, sans doute, l’élément motivateur de l’organisation de ces journées afin de donner de la visibilité à l’entreprenariat féminin.

Deux jours durant, les 20 et 21 juin 2019, une plateforme d’échange et de Co-création pour l’entreprenariat féminin sera offerte aux femmes. C’est un espace de rencontre pour promouvoir les créatrices d’entreprises, les initiatives des femmes et mettre à leur disposition des outils innovants en termes d’opportunités d’affaires et de financement de leurs entreprises. Ces journées d’activités sont une initiative du ministère de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire avec l’appui de la banque mondiale à travers le Programme d’appui au développement sanitaire (PADS).

Selon la ministre de la femme, de la solidarité nationale, de la famille et de l’action humanitaire, Hélène Marie Laurence Marshall/ Ilboudo, « l’entreprenariat féminin constitue un levier important pour l’autonomisation économique des femmes et est un facteur de création de richesses nationales. » A l’entendre, « les présentes journées s’inscrivent dans le cadre de la valorisation des produits des entreprises féminines. » Pour elle, il y a des femmes qui ont de bons produits mais qui, malheureusement, ont du mal à les écouler. C’est pourquoi la présente activité consistera à échanger avec ces femmes pour les aider à produire et à écouler leurs productions. Mieux encore, c’est de répondre à une recommandation de l’Assemblée nationale qui a demandé de créer un cadre d’accompagnement de ces femmes pour aider au développement économique. « Durant ces 48 heures, nous allons renforcer la capacité de ces femmes dans ce qu’on appelle le marketing commercial. Il y a des femmes qui ont de bons produits mais le format commercial est difficile. Donc nous allons les aider à rechercher les circuits d’écoulements de leurs produits. Enfin, nous les mettrons en contact avec des institutions financières qui vont les accompagner », a-t-elle laissé entendre. Madame la ministre a terminé ses propos en remerciant les différents partenaires qui ont permis l’organisation de cette activité.

L’Assemblée Nationale ne peut rester en marge de cette activité, vu son combat mené pour l’autonomisation de la femme. Ainsi, le président s’est fait représenter par son quatrième vice président en l’occurrence, Elyse Thombiano. « C’est une grande satisfaction pour nous d’être là aux côtés de la Femme. C’est une joie pour nous, de savoir que notre recommandation a été prise en compte. Cela permettra d’aider les femmes à trouver le bout du chemin car, elles sont compétitives et ont de bons produits. La femme est au cœur du développement et lorsque vous prenez en compte la femme, vous prenez tout le peuple en compte. Et cela va nous mener vers un développement durable », a indiqué le 4ème vice président de l’Assemblée Nationale.

Des résultats sont également attendus aux termes de cette rencontre avec les femmes entrepreneurs. En effet, après ces journées de rencontre et d’échanges, il est attendu que les liens commerciaux et des partenariats mutuellement bénéfiques, soient renforcés entre les participants. Que les participantes soient informées et sensibilisées sur les mécanismes d’accès des femmes aux financements. Que les expériences en matière d’entreprenariat et de modèles d’affaires, soient partagées.

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