Services des administrations douanières : un nouveau système d’interconnexion entre les pays de la CEDEAO

La Direction générale des douanes a rencontré le vendredi 05 avril 2019, ses partenaires de travail pour échanger sur le nouveau système d’interconnexion de l’Administration douanière du Burkina Faso avec les autres pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Depuis février 2019 se déroule la phase pilote des systèmes informatiques douaniers du Burkina Faso et de la République de Côte d’Ivoire, en vue de la gestion électronique de l’étranger. C’est d’ailleurs pour une meilleure compréhension de ce processus que la Direction générale des douanes a souhaité rencontrer les différents partenaires afin de partager plus d’informations.

Le Directeur général des douanes, monsieur SAWADOGO Adama a donné, en résumé, l’objectif de ladite rencontre du jour. « Nous avons en relation avec certains partenaires techniques et financiers en l’occurrence, la Banque mondiale, l’Union européenne, la CEDEAO, et l’Administration des douanes de Côte d’Ivoire, mis en place un système d’interconnexion de nos systèmes informatiques » , a déclaré monsieur SAWADOGO. A l’entendre, « c’est un système qui doit permettre qu’il n’y ait pas de rupture de charges au niveau de nos différentes frontières quant aux opérations de transit qui vont s’effectuer dans le corridor » . En exemple d’une marchandise en transit dans le sens « Abidjan-Ouagadougou » , les informations du transit qui sera initié à partir du pays de départ (Côte d’Ivoire), seront transmises par voie électronique de façon instantané au bureau du pays de destination (Burkina Faso). En ce moment, le circuit du véhicule est suivi jusqu’à destination et il n’y a pas d’autres formalités à accomplir, que ce soit du côté de la Côte d’Ivoire ou celui du Burkina. « Donc, vous êtes d’accord avec moi que si on n’accomplit pas à nouveau les formalités au niveau de nos frontières, il y aura un gain de temps substantiel au profit de nos opérateurs économiques et au profit des transporteurs » , a-t-il indiqué.

Quant à Julien ZOUNGRANA, président de l’Association professionnelle des transitaires et commissionnaires des douanes agrées (APTCDA-BF), « nous accueillons ce nouveau système avec une satisfaction » , a-t-il déclaré tout en expliquant que ce processus viendra alléger les temps mis pour le transit des marchandises et les lourdeurs administratives au niveau des frontières des différents Etats. A l’en croire, ça leur permettra également de se repositionner et de se restructurer pour être apte à suivre cette réforme. Il n’a pas manqué de préciser que ce système, comme tout autre, a ses avantages et ses inconvénients mais qu’il y a plus d’avantages à ce niveau, selon monsieur Zoungrana. « Il nous appartient à nous (commissionnaires en douane) dès aujourd’hui, de se réorganiser et de voir comment nous redéployer dans les différents États afin de permettre la fluidité de ce trafic » , a-t-il soutenu.

Un processus d’interconnexion administrative lancé depuis le 11 février 2019 entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, mais qui entend couvrir tous les autres pays de la zone CEDEAO.

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