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Ce 13 octobre 2026, le Burkina Faso se joint ร la communautรฉ internationale pour commรฉmorer la Journรฉe internationale de prรฉvention des catastrophes, instituรฉe par la Rรฉsolution A/RES/64/200 du 21 dรฉcembre 2009 de lโAssemblรฉe gรฉnรฉrale des Nations Unies.
Cette journรฉe nous rappelle que face aux risques qui menacent les populations, la prรฉvention doit guider nos dรฉcisions et nos comportements, bien avant que ne surviennent les catastrophes.
Dans notre pays, les inondations, les sรฉcheresses, les vents violents et les catastrophes dโorigine humaine continuent dโexposer de nombreuses familles ร des situations de dรฉtresse. En quelques heures, une catastrophe peut emporter des vies, dรฉtruire des habitations et anรฉantir les moyens de subsistance patiemment constituรฉs par des mรฉnages.
Les consรฉquences sont particuliรจrement lourdes pour les personnes dรฉjร confrontรฉes ร la prรฉcaritรฉ, notamment les enfants, les personnes รขgรฉes, les personnes handicapรฉes et les familles aux ressources limitรฉes.
Cette rรฉalitรฉ nous impose de renforcer notre capacitรฉ d’anticipation. Les interventions d’urgence demeurent indispensables, mais elles ne sauraient, ร elles seules, prรฉserver durablement nos populations. Nous devons agir en amont, identifier les dangers et adopter les mesures susceptibles d’en limiter les consรฉquences.
La Journรฉe internationale de prรฉvention des catastrophes est placรฉe cette annรฉe sous le thรจme : ยซ La rรฉsilience commence ร la maison ยป.
Ce thรจme nous invite ร porter notre attention sur le premier cadre de vie et de protection de chaque individu qui est la famille.
C’est au sein du foyer que s’acquiรจrent les premiers rรฉflexes de prudence, que se transmettent les consignes de sรฉcuritรฉ et que se dรฉveloppe l’attention portรฉe aux personnes les plus exposรฉes.
Chaque famille doit pouvoir reconnaรฎtre les risques prรฉsents dans son environnement et savoir comment rรฉagir lorsqu’une menace survient.
Cela suppose des gestes simples, mais essentiels en รฉvitant de construire dans les zones inondables, en entretenant les caniveaux et les voies d’รฉvacuation des eaux, en sรฉcurisant les habitations, respecter les alertes et prรฉvoir les dispositions nรฉcessaires pour mettre les membres du mรฉnage ร l’abri.
Une attention particuliรจre doit รชtre accordรฉe aux enfants, aux personnes รขgรฉes et aux personnes vivant avec un handicap, dont la protection nรฉcessite parfois des mesures spรฉcifiques.
Les parents ont, ร cet รฉgard, une responsabilitรฉ dรฉterminante. En sensibilisant leurs enfants et en adoptant eux-mรชmes les bons comportements, ils contribuent ร installer durablement une culture de prรฉvention.
Au Burkina Faso, le Gouvernement poursuit ses efforts pour renforcer la protection des populations et de leurs biens.
Cet engagement se traduit notamment, ร travers les structures sectorielles du Conseil national de secours d’urgence et de rรฉhabilitation (CONASUR), par :
โ le renforcement des systรจmes communautaires d’alerte prรฉcoce ;
โ la sensibilisation des populations au respect des rรจgles d’urbanisme et ร l’interdiction de construire dans les zones ร haut risque d’inondation ;
โ la mobilisation des communautรฉs pour le curage prรฉventif des caniveaux et l’amรฉnagement des voies d’รฉvacuation des eaux ;
โ l’รฉlaboration et la simulation des plans de contingence ;
โ l’รฉlaboration des plans d’adaptation ;
โ la rรฉalisation d’exercices de simulation grandeur nature du Plan ORSEC ;
โ le renforcement des capacitรฉs opรฉrationnelles des acteurs de la protection civile et du CONASUR, avec l’accompagnement de nos partenaires techniques et financiers.
Lโefficacitรฉ de ces actions repose รฉgalement sur l’implication des collectivitรฉs territoriales, des communautรฉs et de chaque citoyen.
Les dispositifs d’alerte et les plans de secours ne produiront pleinement leurs effets que si les populations connaissent les consignes et les appliquent.
La rรฉduction des risques de catastrophes est une responsabilitรฉ collective.
ร l’occasion de cette journรฉe, je tiens ร saluer l’engagement des acteurs de la protection civile, des services techniques, des organisations communautaires et de l’ensemble de nos partenaires qui accompagnent les efforts du Gouvernement.
Je les encourage ร poursuivre leurs actions, en accordant une attention particuliรจre au renforcement des capacitรฉs des familles et des communautรฉs, notamment dans les localitรฉs les plus exposรฉes.
J’en appelle รฉgalement ร la responsabilitรฉ de chaque Burkinabรจ.
N’attendons pas les premiรจres pluies diluviennes pour dรฉgager les voies d’รฉvacuation des eaux. N’attendons pas qu’une habitation s’effondre pour nous interroger sur les risques liรฉs ร son emplacement. N’attendons pas qu’une alerte soit donnรฉe pour rรฉflรฉchir ร la maniรจre de protรฉger nos enfants et les personnes qui dรฉpendent de nous.
La prรฉvention commence par les dรฉcisions que nous prenons chaque jour.
J’invite donc les familles ร s’informer sur les risques auxquels elles sont exposรฉes, ร respecter les consignes des services compรฉtents et ร prendre part aux initiatives communautaires de prรฉvention.
Aux responsables communautaires, aux leaders d’opinion et aux organisations de la sociรฉtรฉ civile, je demande de relayer les messages de sensibilisation et d’encourager les comportements responsables.
La rรฉsilience commence ร la maison. Elle se renforce dans nos quartiers et nos villages, grรขce ร la vigilance et ร l’engagement de chacun.
Une famille qui connaรฎt les risques peut mieux protรฉger ses membres. Une communautรฉ qui se prรฉpare peut limiter les consรฉquences d’une catastrophe.
Faisons de la prรฉvention une habitude et de la vigilance une responsabilitรฉ quotidienne.
Lieutenant-Colonel Passowendรฉ Pรฉlagie KABORE
Officier de lโOrdre de lโEtalon

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