La première édition du Salon Panafricain de l’Optique et de l’Optométrie (SAPOO) s’est ouverte ce vendredi 28 novembre 2025 à Ouagadougou, marquant un tournant dans la sensibilisation à la santé visuelle en Afrique de l’Ouest. Placé sous le thème crucial « Le port des lunettes à l’ère du numérique », l’événement, qui se tient jusqu’au 30 novembre, vise à rapprocher les professionnels de l’optique et les populations.
L’adage « La santé n’a pas de prix » est plus que jamais au cœur de cette initiative qui s’inscrit dans une démarche de prévention. Le SAPOO réunit opticiens, optométristes et fournisseurs pour un espace d’échanges professionnels et un lieu de services à prix abordables.

L’inauguration a eu lieu sous l’égide du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou (parrain), et de Jacques Sosthène Dingara, ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (co-parrain).
Pour Lionel Ilboudo, président de l’Association des opticiens du Burkina et commissaire général du SAPOO, le salon est une plateforme indispensable. « L’œil est cet organe qui nous permet d’interagir avec le monde sans assistance, et il faut en prendre soin. Nous voulons réunir les opticiens professionnels autour d’une table, créer un cadre scientifique et économique, et soulager les populations. L’œil doit être protégé en consultant dans les centres de santé et, si nécessaire, en portant des verres correcteurs, » a-t-il affirmé, soulignant l’importance de consulter préventivement.

Les professionnels présents insistent sur l’urgence de faire évoluer les mentalités. Michel Bako, opticien à Optic Saint Mathias, un des participants actifs au salon, a pointé du doigt la négligence observée. « Le Burkinabè néglige souvent sa santé visuelle. L’œil est un organe sensible auquel il faut porter une attention particulière. Il faut consulter régulièrement pour détecter et corriger les anomalies avant qu’elles ne se manifestent, » a-t-il déclaré, soulignant la mauvaise habitude des populations de ne se faire dépister qu’en cas de douleur ou de vision floue.
Pour rompre avec cette tendance, le salon propose :
Des dépistages gratuits pour tous les visiteurs.
Un service de confection de lunettes à prix social (prix harmonisés)
Un atelier spécialisé ce samedi 29 novembre sur les bonnes pratiques d’utilisation des lunettes face à la forte exposition aux écrans numériques.

Le co-parrain, le ministre Jacques Sosthène Dingara, s’est réjoui de cette initiative qu’il qualifie de cadre d’accompagnement des populations, insistant sur le manque d’informations fiables en matière sanitaire. « Ce cadre permet aux professionnels d’échanger directement avec le public. C’est une initiative à encourager. Le gouvernement accompagne pleinement cette dynamique, » a-t-il déclaré après avoir visité les stands et salué l’effort des opticiens pour les prix sociaux.
M. Dingara a également annoncé qu’un dispositif est en préparation pour organiser la consultation systématique des enfants dès leur inscription à l’école primaire, grâce à une collaboration renforcée avec les opticiens, insistant sur la nécessité de ne pas attendre l’apparition de symptômes pour agir.

Le SAPOO est une occasion unique pour les populations de prendre conscience de l’état de leur vision. Optic Saint Mathias et les autres acteurs du secteur entendent contribuer activement à cette mission de prévention et de sensibilisation pour garantir que l’œil, cet organe de sens vital, soit protégé efficacement.

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