La communauté médicale et le monde du sport se sont donné rendez-vous au CHU de Bogodogo, ce mercredi 11 février 2026, pour l’ouverture solennelle du 5ème Congrès de la Société Burkinabè de Rhumatologie (SBR). Prévue pour durer trois jours, cette édition de l’activité scientifique se penche cette année sur une thématique à la fois innovante et d’actualité : « Rhumatologie et Sport ». Cet événement, qui réunit des experts nationaux et internationaux, se tient sous la présidence de Madame Annick Pikbougoum Zingué Ouattara, ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, sous le patronage du Docteur Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, ministre de la Santé, et sous le parrainage de l’Ambassadeur pour le sport, Monsieur Charles Kaboré.
Ouvrant la série des allocutions, la présidente de la Société Burkinabè de Rhumatologie, le Professeur Wendlassida Joëlle Stéphanie Zabsoré/Tiendrebeogo, a d’abord rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité avant de souligner l’évolution fulgurante de la discipline au Burkina Faso, passée de deux spécialistes en 2016 à trente-trois aujourd’hui.

Justifiant le choix du thème, elle a rappelé que si le sport est un remède, il nécessite un encadrement rigoureux pour ne pas devenir une source de pathologie. « Le sport est un formidable levier de prévention et de maintien de la mobilité, mais il peut aussi être, lorsqu’il est pratiqué sans préparation adéquate, un facteur de traumatismes et de lésions mécaniques. L’activité physique fait partie du traitement dans toutes les maladies rhumatologiques, mais il est important de trouver des consensus pour que cette activité soit vraiment personnalisée et adaptée aux cas des patients », a-t-elle déclaré.

Pour le ministre de la Santé, le Docteur Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, ce congrès dépasse le simple cadre académique pour toucher à la résilience nationale. Selon lui, la lutte contre les maladies rhumatismales est un impératif économique et social, car ces affections grèvent la productivité des citoyens. Il a salué cette orientation vers une médecine préventive qui place l’autonomie du patient au centre des préoccupations. « Préserver la santé fonctionnelle de nos populations est un acte de souveraineté sanitaire. Un peuple qui bouge est un peuple qui résiste, qui travaille et qui se projette dans l’avenir », a affirmé le ministre, tout en invitant les congressistes à « guérir parfois, soulager souvent, conseiller toujours… et faire bouger sans cesse ».

Cette vision est pleinement partagée par le département des Sports, dont la présence témoigne de la solidité du lien entre la pratique physique et la science médicale. Madame Annick Pikbougoum Zingué Ouattara a insisté sur la nécessité pour les sportifs, qu’ils soient de haut niveau ou amateurs, de bénéficier de l’expertise des rhumatologues pour prévenir et traiter les séquelles liées à l’effort. « Partout on peut se blesser, on peut avoir des douleurs ou des séquelles de pratique, et je pense que les rhumatologues sont les personnes les mieux indiquées pour nous accompagner. J’espère qu’à l’issue de cette activité, d’autres orientations viendront nous accompagner pour une meilleure prise en charge des personnes qui pratiquent le sport à tous les niveaux », a-t-elle plaidé.

Durant ces 72 heures de travaux, les participants plancheront sur des modules variés allant de la nutrition à la santé mentale, en passant par l’arthrose et la rééducation. Ce 5ème congrès de la SBR s’affirme ainsi comme un carrefour d’excellence où la science s’engage concrètement pour le bien-être des populations, avec l’ambition de faire du sport un pilier structuré de la santé publique au Burkina Faso.

Soyez le premier à commenter sur "5ème Congrès de la Société Burkinabè de Rhumatologie : La synergie entre sport et santé au cœur des enjeux de souveraineté"