Au-delà de la désinformation : les vérités sur la crise à la BOA Burkina Faso
Depuis le 16 février 2026, le personnel de la BOA BURKINA FASO observe une grève légale de 96 heures renouvelables. Une vaste campagne de désinformation est menée contre le personnel de la BOA à des fins inavouées pour détourner l’opinion publique du cœur du problème. Ces burkinabè qui combattent leurs propres frères sont loin de s’imaginer qu’ils font du tort à leurs parrains. Nous portons à la connaissance de l’opinion publique les clarifications suivantes :
– Il faut rappeler que les revendications du personnel datent de 2018 et ont occasionné le licenciement par la Direction Générale de collègues lanceurs d’alerte ;
– La lutte du personnel est avant tout un combat patriotique. En effet, comment comprendre que la filiale du Burkina Faso, première du Groupe depuis au moins dix ans, voit son personnel bénéficier des plus faibles rémunérations dudit Groupe? Les Burkinabè ne méritent-ils pas de jouir des retombées de leur labeur ? Le Burkinabè est reconnu dans le monde entier pour son engagement au travail mais il a toujours été lésé à cause de sa modestie. Malgré les bénéfices engrangés, d’année en année les conditions ne font que se durcir. Sur insistance de la Banque au tribunal, le personnel a accepté qu’une étude comparative soit conduite au niveau national avec les autres banques. Il se trouve que sur ce plan également, nous sommes une fois de plus les « derniers de la classe » en termes de traitement du personnel alors qu’il lui est exigé des standards et des objectifs d’une banque de premier plan ;
– Les revendications du personnel portent également sur l’intégration des intérimaires de plus de 3 ans d’ancienneté parce qu’ils font exactement le même travail que leurs collègues permanents ainsi que la correction de plusieurs autres injustices ;
– Après plusieurs échanges et des promesses non tenues par la Direction Générale, cette dernière avait affirmé à la suite du mouvement d’humeur 2023 qu’elle ne se pliera qu’au droit. Le personnel a donc durant deux années, cherché à résoudre le problème par la voie judiciaire. Toutefois, à la fin de la procédure judiciaire, face aux tergiversations de la Direction Générale, le personnel a poursuivi la grève suivant les dispositions du code du travail. Ce rappel, pour dire que la Banque a eu tout le temps nécessaire pour régler le différend avant qu’elle n’explose ;
– Pendant la procédure judiciaire, le personnel impliqué dans la lutte a subi toute sorte d’intimidations et décisions arbitraires : des rétrogradations, des absences de promotions, des licenciements, des suppressions d’avantages, etc.
– La confiance entre la Direction Générale et le personnel est mise en rude épreuve car aucune échéance donnée par la Direction Générale n’a été respectée ; la dernière en date était le 15 janvier 2026 ;
– Enfin, il convient de préciser que les notions et expressions « zone rouge » et « zone orange » qui servent de base pour appeler à une désolidarisation de cette noble lutte ont été créées par la Direction Générale de la banque elle-même. Une note de service a d’ailleurs été diffusée dans ce sens, classifiant les agences en fonction de ces zones.
Le personnel reste engagé pour le dialogue avec la facilitation fort appréciable du Ministère des Serviteurs du Peuple. Nous demandons un traitement juste pour continuer à hisser haut les couleurs de notre très chère patrie le Burkina Faso au sein du groupe BOA.
Délégués du personnel
Les Délégués syndicaux de la BOA Burkina Faso

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