Ce mercredi 24 juin 2026, s’est tenu à Ouagadougou, un atelier de présentation des résultats. Cette rencontre de travail organisé par le Réseau des organisateurs paysannes pour une synergie d’actions au Burkina (ROPSA) a consisté à la dissémination des résultats du Projet de Suivi Citoyen des Politiques de sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PSC/PSAN) avec les partenaires et la presse.
Le Réseau des organisations paysannes pour une synergie d’actions au Burkina (ROPSA-B) est une structure qui a été créé en 2015. Sa mission est d’influencer les politiques publiques agricoles et d’accompagner la dynamisation des organisations paysannes membres. Cette structure a mis en œuvre le projet dénommé Suivi Citoyen des Politiques de sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PSC/PSAN). « À travers ce projet, nous avons essayé de suivre un peu la mise à disposition des intrants agricoles pour producteurs notamment les engrais chimiques, le fumier organique. » a expliqué le président de la ROPSA, Jules ZONGO.

Plusieurs suivis ont été faits à savoir la disponibilité de intrants pour l’amélioration de la production agricole, la mise à disposition des denrées alimentaires aux personnes vulnérables notamment aux personnes déplacées internes.
L’objectif de cet atelier est la présentation des résultats qui est le fruit d’une collaboration entre différents partenaires qui ont permis la mise en œuvre du projet. Il s’agit du ministère de l’agriculture, du ministère de l’action humanitaire et de la SONAGESS.

D’après une étude diagnostique, 32.000 tonnes d’engrais ont été mises à la disposition des producteurs. Les années suivantes ont connu une amélioration avec 74. 000 tonnes en 2024 et plus de 80.000 tonnes en 2025. Chaque année des améliorations sont observées dans la mise à disposition des intrants agricoles aux producteurs. Au niveau de la SONAGESS, une nette amélioration est aussi constatée en terme de quantité de céréales mise à la disposition des producteurs et de la population. En plus des intrants, « Il y a eu également des infrastructures des engagements de réalisations des infrastructures et même l’augmentation de la capacité de stockage de la SONAGESS qui passe de 100 000 tonnes à 500 000 tonnes. Là également nous pouvons dire qu’il y a eu beaucoup d’amélioration » s’est réjoui monsieur ZONGO. Malgré l’obtention de ces résultats satisfaisants, des défis restent à relever. « Ces résultats que nous allons partager, quelqu’un dira que de 32 000 à 80 000 tonnes c’est largement suffisant mais nous disons non. 82 000 tonnes sur un besoin de 400 000 tonnes, vous conviendriez avec moi qu’il y a toujours beaucoup d’efforts à faire. Au niveau des céréales, on demande à ce qu’il y a beaucoup plus de magasins de vente, des points de ventes sur camion. Et que les fréquences soient améliorées. Dans le suivi que nous avons fait sur le terrain, nous avons vu que les magasins sont approvisionnés peut-être deux fois l’an. Dans les prévisions c’est six fois l’an. Là également il y a un travail à faire pour que les engagements puissent être tenus » a-t-il déclaré.
Le Président du ROPSA n’a pas manqué de remercier les différents partenaires à savoir le Laboratoire Citoyenneté pour leur accompagnement technique et méthodique, FasoVeille pour la réalisation du projet et la mise en œuvre des activités, Fondation Hirondelle pour la communication. « Ils sont restés à nos côtés pour que nous puissions obtenir ces résultats » a confié monsieur Jules ZONGO.
Pour le chargé du suivi évaluation au niveau de Laboratoire Citoyenneté de la mise en œuvre du programme FasoVeille, Toué DAHOURY « Depuis 2023, dans le cadre de la mise en œuvre de leur projet, nous les avons accompagnés dans l’identification des objets de suivi afin de pouvoir produire des évidences à même de pouvoir les utiliser comme des objets de plaidoyer afin d’influer sur la mise en œuvre des politiques agricoles. Cette collaboration s’est bien passée au cours des trois années de mise en œuvre de ce projet » s’est-il réjoui.

Pour Paul ROUAMBA du secrétariat exécutif du conseil national de sécurité alimentaire, une structure rattachée au cabinet du ministre d’État en charge de l’agriculture, « Ce qui a valu la participation du ministère en charge de l’agriculture, c’est la collaboration que nous avons eu avec le ROPSA qui est une structure quand même très sérieuse qui mène ses activités avec beaucoup de sérieux, beaucoup de dextérité et surtout comme c’est dans le volet sécurité alimentaire, ça nous a vraiment beaucoup intéressé. Ils ont mené leur activité et si vous voyez les résultats, ce sont des évidences effectives qui ont été des éléments issus des différents rapports, des différents partenariats avec l’ensemble des structures qui ont permis d’engranger les résultats que vous avez eu avec eux. » a-t-il laissé entendre. « Ils nous ont accompagné. Ils participent à la mise en œuvre pas en tant qu’acteur direct, ils viennent accompagner, donner des orientations, des points de vues, des critiques objectives pour que dans le secteur tous ceux qui sont bénéficiaires de l’appuie puissent engranger ce que chacun doit avoir » a-t-il décliné leur activité menée puis d’ajouter « Ce que le ROPSA est en train de faire, c’est sur une bonne voie. Il y a eu des plaidoyers, des rencontres avec l’autorité et l’autorité est souveraine pour ce qui va se passer par la suite. Nous félicitons le ROPSA pour ce qu’ils ont pu faire »

En rappel le Réseau des organisateurs paysannes pour une synergie d’actions au Burkina (ROPSA-B) regroupe quinze organisations paysannes faîtières membres et une dizaine d’organisations alliées. Il couvre toutes les régions du Burkina Faso.
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