Entretien avec le Chef de l’État : le Président du Faso prône pour la production, la transformation et la consommation

 

À l’occasion de l’AN I de la proclamation de la Révolution Progressiste et Populaire (RPP), le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré a accordé un entretien à la presse nationale et internationale diffusé le 2 avril 2026 sur la RTB. Les projets structurels de la RPP, la conduite de la destinée des peuples de l’AES, son regard sur l’Afrique et le monde ont jalonné cet entretien de plus de deux heures d’horloge.

 

L’entretien avec le Chef de l’État s’est déroulé en deux volets. Le premier volet a concerné l’actualité nationale et confédérale et le second la géopolitique internationale. Défense et sécurité, politique et société, économie et développement et actualité confédérale ont été décortiqués par le Président du Faso au cours de cet entretien.

L’arrivée du MPSR II a marqué un tournant décisif dans la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso. L’initiative de la manœuvre qui était dans les mains de l’ennemi a été repris progressivement par les Forces de défense et de sécurité. Pour cela « Il a fallu beaucoup d’efforts en terme de recrutements, d’équipements et surtout de formations » a déclaré le Chef de l’État. Pour mener à bien les opérations, des efforts ont été faits au niveau de la formation des forces combattantes comme l’indique le Chef de l’État « Nous avons quitté ce carcan de se faire former par les autres, se faire dicter les programmes par les autres, la didactique par les autres. Aujourd’hui tout est endogène. Ce sont les Burkinabè qui conçoivent le programme en fonction des expériences des retours de terrain, qui forment les hommes, ce qui fait que nous arrivons à faire des prouesses ».

Cette avancée dans la reconquête du territoire national a permis de reprendre le contrôle de plusieurs localités qui étaient dans les mains de l’ennemi comme le Nord de Djibo, L’Est allant vers les villes béninoises. Cette victoire progressive voire cette montée de l’armée a permis de reconquérir plusieurs localités conduisant un nombre décroisant de PDI « Aujourd’hui nous avons moins d’un million de PDI et d’ici le mois de mai-juin, il y aura très peu de PDI » rassure le Président Traoré. Cette victoire des forces combattantes amène l’ennemi à créer l’émoi au sein de la population à travers des tueries filmées et une tactique guerrière. L’armée reste sur ses gardes car pour elle la ressource humaine fait la guerre et les non les équipements raison pour laquelle la formation en art de la guerre est une priorité pour les dirigeants. Ces victoires ont permis d’ériger les VDP en rang armé pour leur attribuer une mission spécifique dans la mission globale du rang d’armée et être plus autonome pour la défense de la patrie. Le rythme dans la reconquête du territoire pris depuis novembre permet d’assurer que la fin du terrorisme n’est pas très loin « Le plus important pour nous était de changer totalement la manœuvre, d’éviter de faire ce que l’on a l’habitude de faire depuis huit ans. Nous avons développé un autre outil. Quand nous l’avons testé, il est performant, ce qui nous permet de partir dans des zones sanctuaires » a confié le Président du Faso. Les brèches seront fermées pour empêcher les infiltrations futures.

Dans la dynamique de la reconquête du territoire national, la révolution a été mise en place depuis le 30 septembre 2022 et proclamée officiellement le 1er avril 2025. Et pour le Président du Faso « Le manifeste sera disponible pour que les gens voient un peu l’idéologie qui est derrière les grands thèmes ». La révolution est intrinsèque au peuple Burkinabè et beaucoup d’initiatives ont été prises pour expliquer au peuple le comportement à adopter pendant la révolution. Les enseignants jouent déjà ce rôle à travers l’inculpation des valeurs de la révolution aux plus jeunes. D’après le Président Traoré « La révolution progressiste doit s’adapter au monde actuel. La transformation est en train de se mettre en rang ». Pour réussir cette révolution, plusieurs défis restent à relever et la question de démocratie doit être oubliée car pour le Président Traoré « La démocratie c’est pas pour nous. Ça ne nous intéresse pas. On ne veut même pas de ça. La démocratie tue. Nous avons notre modèle. On ne cherche pas à ressembler à quelqu’un. Nous sommes venus pour changer carrément la manière de fonctionner mais surtout les mentalités pour que les gens ouvrent les yeux, voient le monde que plus jamais on ne tombe dans ce travers. La démocratie c’est de l’esclavage ».

La question du dossier de l’ancien Chef de l’État Damiba a été évoquée au cours de cet échange. Et pour le Président, il s’agit d’un dossier très complexe « Il est rentré dans une spirale où il faut coûte que coûte nous détruire et on a essayé de contenir cela. Il y a beaucoup de choses autour. Ce qu’on a découvert implique beaucoup de pays, des pays qu’on n’imagine pas qui étaient des soit disant amis, ça implique beaucoup de personnalités et on comprend qu’il y avait une grosse machine. Un juge l’a déjà vu. C’est lourd et nous ça nous a donné beaucoup d’informations, beaucoup de leçon » fait-il savoir.

Le développement d’un pays passe également par des bons comportements sociaux. La lutte contre la corruption s’avère une préoccupation pour le Chef de l’État. C’est pourquoi beaucoup d’affaires sur la corruption se traitent même si elles ne sont pas médiatisées. Certains ont été pris et d’autres personnes qui ont volés font la transaction qui consiste à rembourser l’argent pris avec des pénalités. « Les petites corruptions entrainent les grandes corruptions. Certains actes de corruption ont été montrés afin d’amener la population à mettre fin à cela. Vous êtes là pour servir le peuple. Et si vous posez des actes à frustrer le peuple, à créer des préjudices, on ne va pas laisser ça aussi. Il faut qu’on le montre aux yeux de tout le monde pour que les autres ne tombent pas dans la même bêtise » explique le Président du Faso. Ces dossiers sont traités au niveau de la justice et la corruption prend du recul « On ne peut pas éradiquer à 100% mais la lutte est implacable et ça produit des résultats » se réjouit-il.

Le Président a fait part des infrastructures routiers en cours de construction dans le pays « Je veux que tous les chefs-lieux soient joints par des autoroutes. La route est capitale. Les routes du Burkina seront les plus denses de l’Afrique tel qu’on a fait les projections » a-t-il déclaré au cours de cet entretien. Le développement routier a nécessité l’acquisition des équipements qui sont en route pour permettre de faire un bond qualitatif d’ici 5 ans.

Vu la production d’or, une réserve d’or a été mise en place. Le secteur de la production est maitrisé et les contrats miniers relus « Le Burkina va tirer profil de son or. Le peu que l’or peut faire ou d’autres ressources, nous allons l’exploiter à bon escient pour que notre peuple connaisse le bonheur. Il n’y a pas de raison qu’on ait l’or et qu’on se développe pas » indique-t-il.

L’industrie est toujours au stade embryonnaire au Burkina Faso et des efforts seront faits pour leur accroissement afin de limiter les importations des produits dans tous les domaines. L’objectif du Président du Faso c’est de produire, transformer et consommer « Il faut que nous redevenions nous même et que nous assumons ce que nous produisons, que nous consommons ce que nous produisons » fait-t-il savoir. En ce qui concerne les délestages et coupures, le Président tient a rassuré que des efforts sont faits « L’énergie était importée au Ghana et en Côte d’Ivoire, des centrales sont en cours de construction pour diminuer cette dépendance. Le programme est de mettre en place une centrale dans chaque région. On veut rendre autonome chaque région »

Le Chef de l’État a éclairé sur plusieurs préoccupations rassurant que le Burkina Faso est en marche pour sa souveraineté nationale et son indépendance holistique.

 

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