Ce mardi 17 mars 2026 s’est tenu à Ouagadougou, une conférence publique sur la Révolution progressiste populaire (RPP). Initiée par le Conseil national de l’économie informelle (CNEI), cette rencontre réunit les acteurs du secteur informel, les chefs coutumiers et les médias.
« Acteur de l’économie informelle et l’engagement citoyen pour la RPP: quelle contribution à la souveraineté économique du Burkina Faso et dans l’espace AES » est le thème choisi par le CNEI pour cette conférence publique. Animée par Bassolma Bazié, Président de la Commission nationale de la confédération des États du Sahel (CN-CES), cette conférence a pour objectif d’échanger sur la contribution des acteurs de l’économie informelle dans la lutte pour la souveraineté économique du pays. L’historique de la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Confédération des États du Sahel a été rappelée aux participants. L’objectif de cette union est d’inviter les peuples à se battre pour leur souveraineté politique, économique et sécuritaire mais aussi culturelle. Cette conférence vise à la sensibilisation, la formation et l’accompagnement des acteurs du secteur informel. Chaque acteur doit être engagé, bien formé pour aller sur le terrain et exercer dans son domaine.
Les acteurs de l’économie informelle représentent 93% de la population parmi lesquels des femmes et des jeunes de moins de 35 ans qui constituent un levier fort dans le domaine de l’économie car le développement économique du pays incombe plus à la jeunesse.
« Si nous disions que nous sommes dans une période de révolution progressiste populaire, il est nécessaire que les acteurs soient sainement informés afin que chacun puisse s’approprier de son rôle. Le rôle c’est d’abord un rôle de combat, un rôle de discipline et un rôle d’organisation, un rôle de sacrifice et patriotisme. » laisse entendre Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de la fédération des États du Sahel. II invite les acteurs œuvrant au service de l’État à être des modèles pour le peuple et surtout pour les acteurs du secteur informel. « On doit faire en sorte que le pays soit correctement dirigé » confie-t-il.

Pour lui, les acteurs de l’économie informelle doivent bénéficier de l’accompagnement économique, de l’accompagnement sécuritaire, de l’accompagnement culturel pour un retour aux sources et de l’accompagnement sanitaire. « Il faut sensibiliser les acteurs de l’économie informelle pour qu’ils puissent avoir un minimum de couverture social et sanitaire. La CNSS doit être mise en branle pour que ceux qui ont la possibilité de cotiser pour préparer leurs vieux jours. Il faut faciliter leur accès à un certain type d’accompagnement économique. S’ils ont besoin de papiers, il faut faire diligence pour qu’ils aient l’ensemble de ces papiers. Si on ne fait pas tout ça, on aura tenu des discours creux et les discours creux amènent à l’effondrement d’un État et c’est ça qu’on ne souhaite pas. On doit avoir le courage de dire la vérité » laisse-t-il entendre.
La vice-présidente du Conseil régional du centre de l’économie informelle n’a pas manqué de saluer cette initiative, Fatimata « Nous saluons l’acte surtout que nous sommes dans une nouvelle constitution dans tous les plans. Avec le général et ses conseils attribués à toutes les femmes qui sont dans le secteur informel, cela pourra nous permettre vraiment de nous positionner, de savoir notre faiblesse et notre force qui sera vraiment un atout pour le Burkina »

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