Syndicalisme au Burkina : La FESBACI en congrès pour se réinventer

 

Ouagadougou a abrité, ce samedi 14 mars 2026, l’ouverture du 9e congrès de la Fédération Syndicale des Banques, Assurances et Établissements Financiers du Commerce et de l’Industrie (FESBACI). Sous le signe de la résilience, ce rendez-vous crucial vise à définir de nouvelles stratégies de mobilisation dans un contexte national marqué par l’insécurité et la précarité économique.

 

Réfléchir pour mieux agir. C’est l’exercice auquel se livrent les délégués de la FESBACI réunis à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture, placée sous la présidence de Gui Olivier Ouédraogo, Secrétaire Général de la Confédération Syndicale Burkinabè (CSB), a donné le ton d’une rencontre placée sous le signe de l’introspection et de l’innovation.

Le thème de ce 9e congrès ne laisse aucun doute sur l’urgence de la situation : « Mobilisation syndicale en contexte de forts défis sécuritaires : quelles stratégies de recrutement et de consolidation pour les travailleurs des secteurs des finances, des assurances, du commerce et de l’industrie au Burkina Faso ? »

Pour la Secrétaire Générale de la FESBACI, Germaine Ramdé, les travailleurs de ces secteurs vitaux de l’économie font face à une double crise. D’une part, une crise économique caractérisée par la fermeture d’entreprises et la montée du chômage ; d’autre part, une crise sécuritaire qui désorganise les circuits économiques et affaiblit la présence syndicale sur le terrain.

« Les problèmes brûlants qui préoccupent quotidiennement les travailleurs ne trouveront leur solution que dans un front syndical uni et mobilisé », a-t-elle martelé, rappelant que l’unité d’action reste l’argument déterminant face aux employeurs.

 

L’enjeu de ce congrès est de taille : inverser la tendance à la baisse des activités syndicales. Entre la mobilité du personnel, la fragilisation des emplois et la pression accrue sur les salariés, le recrutement de nouveaux membres est devenu un véritable défi.

Les travaux de ce samedi visent donc des résultats concrets :

Établir un diagnostic précis des obstacles au recrutement.

Partager les bonnes pratiques de mobilisation en période de crise.

Adopter un plan d’action syndical assorti de mécanismes de suivi.

Pour le parrain de la cérémonie, Gui Olivier Ouédraogo, la FESBACI doit impérativement s’adapter après avoir subi les contrecoups de la COVID-19 et de l’insécurité. « Il faut se réinventer pour que le syndicat puisse aller de l’avant et mieux se mobiliser pour défendre ses intérêts et les intérêts supérieurs de notre peuple », a soutenu le SG de la CSB.

En se penchant sur ses activités passées, la fédération espère sortir de ces assises avec une posture renouvelée, capable d’offrir une protection réelle aux travailleurs burkinabè dans un environnement en pleine mutation.

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