Conférence régionale : fin des travaux d’échange sur l’avantage des TIC dans l’agriculture et l’élevage au Sahel

La cérémonie de clôture des travaux de la conférence régionale sur la problématique de la digitalisation de l’agriculture, s’est tenue dans la soirée du jeudi 18 avril 2019. Plusieurs points ont marqué cette cérémonie de clôture. Il s’agit, entre autres, d’un panel sur le thème « la digitalisation de l’agriculture en Afrique », suivi du discours de madame le ministre du développement de l’économie numérique et des postes du Burkina Faso. Cette rencontre a été l’occasion pour les participants de divers pays de voir les avantages de l’inclusion des Techniques d’information et de communication (TIC) dans l’agriculture et l’élevage au sahel.

Un endroit idéal pour parler des enjeux du numérique dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage, cette conférence a été l’occasion pour des spécialistes dans le domaine à se pencher sur cette question. Pendant deux jours, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Comité permanent Inter-états de lutte contre la sécheresse dans le sahel (CILSS), les ministères concernés et des experts du continent, se sont réunis à Ouagadougou pour étudier les enjeux de la problématique de l’eau, des données géo-spatiales et des Techniques d’information et de communication (TIC) dans la modernisation des secteurs de production. Débutés le jeudi 18 avril 2019 à Ouagadougou, les travaux ont pris fin le vendredi 19 avril 2019.

Un panel sous la direction de madame Caroline Fouget, a été d’un grand intérêt pour les panélistes et l’assistance. « La digitalisation de l’agriculture  en Afrique » était le thème choisi.

Selon monsieur Alain Traoré, représentant de la CEDEAO, « l’application technologique permettra d’économiser de l’argent, et également de gagner du temps » En effet, il s’agit avec son téléphone portable, d’avoir toutes les informations dont on a besoin sur place. Pour lui, l’agriculture est un tissu économique et « avec les TIC, on peut y arriver ». A l’en croire, c’est dans ce sens que le sahel pourra atteindre la sécurité alimentaire. Cependant, il trouve que l’éducation au métier agricole est un phénomène important et pour réussir la digitalisation, il faut que le monde rural soit formé à l’utilisation de l’outil informatique.

Après un panel bien défini, l’on assiste à une signature de partenariat entre la SNV et orange Burkina, dans le cadre du projet Mobile data for moving herds managment and better incomes in Burkina Faso (MODHEM). C’est un projet qui vise à soutenir la mobilité du bétail et d’améliorer les revenus des éleveurs et des agriculteurs par l’utilisation de la téléphonie mobile et l’imagerie satellitaire. Ainsi, il assiste les pasteurs et les agro-pasteurs dans leur prise de décision en rendant accessible par téléphone, des informations comme la disponibilité des points d’eau, la disponibilité de la biomasse fourragère, la pluviométrie et autres phénomènes agrométéorologies.

Le projet MODHEM est présent au Mali et sur 100 pasteurs et agro-pasteurs, 98 se disent satisfaits de la qualité du travail. C’est dans ce sens que ce projet se veut s’orienter au Burkina Faso. Les régions concernées au Burkina sont celles des Cascades, des Hauts Bassins, de la Boucle du Mouhoun, du centre Ouest, du Nord, du Sahel et de l’Est, qui devraient en terme de projet voir leurs revenus augmentés respectivement de 15% et de 10%. 100.000 éleveurs et 200.000 agriculteurs devront être touchés par ce projet.

Selon la représentante de Orange Burkina, Alimata Touré, « Orange Burkina est bien disposé à accompagner ce projet en mettant notre savoir faire et nos infrastructures à disposition », a-t-elle déclaré. A l’entendre, Orange a la ferme conviction que le numérique est une chance pour accélérer le développement et pourra contribuer à améliorer la sécurité alimentaire à travers l’accroissement de la productivité.

C’est l’occasion pour Lucien Nanéma, représentant du ministre des ressources animales et halieutiques, président de ladite cérémonie, de remercier l’ensemble des intervenants dans le cadre du projet MODHEM pour leurs soucis d’améliorer la productivité des pasteurs et agro-pasteurs au Burkina Faso. Un partenariat qui vise à améliorer les conditions de vie, en facilitant également le travail des éleveurs et agriculteurs à l’Ouest du Burkina Faso.

« Dans un contexte de changements climatiques, les expériences passées ne sont plus suffisantes et le thème de la digitalisation de l’agriculture est un thème d’actualité », a laissé entendre Djimé Adoum, Secrétaire exécutif du CILSS et d’ajouter : « nos réflexions sont en libre avec la stratégie nationale de développement numérique qui stipule qu’à l’horizon 20-25, le Burkina Faso dispose d’une économie numérique compétitive qui impacte positivement, durablement et de façon définitive le développement du PIB ». Selon lui, l’innovation digitale est au service de l’agro-industrie et le « numérique accroît considérablement l’entreprenariat pour les jeunes et les femmes. »

A l’entame du discours de clôture prononcé par madame Ugustine Bado, représentante du ministre de l’agriculture et des aménagements hydro-agricoles, elle a tout d’abord tenu à remercier les participants de cette conférence. « La tenue de cette rencontre régionale qui symbolise un partenariat innovent avec l’Organisation spatiale Néerlandaise (NSO) et le ministère Néerlandais des affaires étrangères, est je l’espère, une étape pour renforcer davantage nos liens sur la thématique et la rendre plus performante pour notre agriculture ». Selon ses propos, ces échanges ont permis l’enrichissement mutuel et l’exploration des pistes de partenariat entre les différents acteurs. Elle a terminé ses propos en invitant le CILSS, le NSO et la coopération Néerlandaise « à mettre en place les moyens nécessaires pour capitaliser les fruits de la rencontre et rendre opérationnelles les recommandations qui en sont issues ». Par ailleurs, c’est un grand pas pour le gouvernement dans le cadre du partenariat public-privé.

 

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