Le 5ᵉ congrès ordinaire de la Communauté islamique de la Tidjania du Burkina Faso (CITBF) s’est ouvert ce samedi 14 décembre 2024, dans la matinée. Cette rencontre vise à interroger la contribution de la communauté Tidjania à la cohésion sociale et au vivre-ensemble, tout en procédant au renouvellement de ses instances dirigeantes. La cérémonie officielle d’ouverture a été marquée par la présence de personnalités éminentes du monde islamique et de diverses autorités, rehaussant ainsi l’éclat de l’événement.
Des participants venus des 13 régions du Burkina Faso, ainsi que de la diaspora, ont convergé au palais de la jeunesse Jean-Pierre Guingané pour ce congrès, cinquième du genre. Placé sous le thème « Spiritualité et citoyenneté : contribution de la Tidjania pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble », l’événement se veut une plateforme de réflexion sur les enjeux de la solidarité et de la fraternité dans un contexte national marqué par des défis multiples.
Selon Yacouba Savadogo, président du comité d’organisation, la mobilisation des congressistes est essentielle pour garantir le succès de cette initiative. Pour la Tidjania, cette rencontre traduit une volonté claire de jouer un rôle actif dans la recherche de la paix et de l’unité nationale, une mission que la communauté considère comme noble et urgente.
Le congrès, qui se tient du 13 au 15 décembre 2024, permettra notamment d’installer un nouveau bureau exécutif, ainsi qu’un secrétariat national. Cette dynamique vise à assurer une continuité dans le leadership et les actions en faveur du bien-être collectif.
Pour le Grand Calife de la communauté Tidjania, Cheikh Sidy Mohamed Maïga II, cette rencontre est une occasion privilégiée de réflexion sur la solidarité, la fraternité et la tolérance religieuse. « L’amour du prochain, l’acceptation de l’autre et la tolérance religieuse sont des valeurs fondamentales. Nulle contrainte en religion », a-t-il affirmé, appelant la communauté Tidjania à pleinement jouer sa partition pour la cohésion sociale.
Cheikh Sidy Mohamed Maïga II, également président du présidium de la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), a indiqué que des réflexions seront portées sur l’alliance entre spiritualité et modernité. « Un Tidjania est un chercheur de vérité », a-t-il déclaré, tout en encourageant un renforcement des liens entre la communauté et ses partenaires pour maximiser son impact social.
Les autorités ont salué l’initiative. Le président de l’Assemblée législative de la Transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma, a exprimé sa gratitude à la communauté Tidjania pour avoir associé les institutions à cette réflexion. Il a également applaudi le choix du thème, estimant qu’il (le thème ) interpelle tous les croyants à œuvrer ensemble pour bâtir un Burkina Faso meilleur. La communauté a matérialiser sa gratitude au président de l’ALT en lui offrant une attestation et le saint Coran.
En outre, des hommages ont été rendus au Président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, à son gouvernement, ainsi qu’aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). C’est grâce à leur engagement que le pays tient debout.
Durant ces trois jours, les congressistes participeront à des communications axées sur des sous-thèmes tels que l’éducation, la citoyenneté en islam, la spiritualité et les exigences de la cohésion sociale selon l’islam. Ces échanges visent à renforcer la capacité des acteurs à assumer leurs rôles de prédicateurs, d’imams et de leaders dans leurs communautés respectives.
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