L’Association des acteurs du secteur pétrolier du Burkina (A.A.S.P.B) a tenu un point de presse dans l’après-midi du vendredi 6 décembre 2024 à Ouagadougou. Pour une sensibilisation en sécurité incendie au profit de ses membres, l’association a saisi cette rencontre pour exposer les difficultés que rencontrent les acteurs dans l’exercice de leurs activités.
Des acteurs du secteur pétrolier du Burkina se trouvant dans une situation dite irrégulière, ont du mal à se régulariser. Dans l’exercice de leurs activités, ils sont confrontés à certaines difficultés. Il s’agit entre autres, de la stagnation des marges bénéficiaires qui n’ont connu aucune évolution depuis plusieurs décennies, et la difficulté d’obtention des déclassements et des autorisations d’ouverture pour certains sites dont la destination du terrain pose problème.
Face à ces difficultés qui ralentissent leur régularisation, ces acteurs ont eu des rencontres d’échanges avec plusieurs structures concernées à savoir, la direction générale de l’énergie, le ministère de l’environnement, le BUMIGEB, le ministère du commerce, la direction générale de l’urbanisme et la délégation spéciale de la ville de Ouagadougou.
« Toutes ces rencontres avaient pour seul objectif de toucher du doigts les raisons de nos difficultés d’accès aux documents mais aussi de faire des propositions ou des suggestions à l’administration », a déclaré Dissiame Fidel, Trésorier de l’A.A.S.P.B et d’ajouter : « Il faut noter que nous ressortions assez satisfaits de ces rencontres, car nous avons eu un discours de vérité mais aussi d’espoir en ce sens que tous ont compris la situation et nous ont promis leur accompagnement en tenant compte de nos préoccupations et de leur degré d’implication pour la révision des textes, car pour bon nombre de nos difficultés, il s’agit d’un déphasage entre les textes et la réalité du terrain. »
Concernant la stagnation des marges bénéficiaires, le Président de l’A.A.S.P.B, Nana Hamidou a expliqué que malgré l’augmentation « vertigineuse des prix des hydrocarbures et du coût de la vie en générale », les marges fixées et contrôlées par l’Etat n’ont pas suivi cette évolution. « De ce fait, le besoin en fonds de roulement s’est retrouvé pratiquement multiplié par 2 sans compter les coûts d’investissements pour la construction et la mise en place des stations-services et autres charges vis-à-vis de l’Etat. A cela s’ajoutent également les taux de transport qui n’ont connu aucune évolution pendant que le prix du gasoil utilisé pour le transport de nos produits, a aussi pratiquement doublé. », a-t-il soutenu.
Pour les autorisations d’ouverture de stations-service, monsieur Nana a expliqué que les textes ne permettent pas l’utilisation d’une maison d’habitation. Pour cela, il faut faire un déclassement qui montre que ladite maison n’est plus celle d’habitation mais plutôt de commerce. Ce qui pose problème entre ces acteurs qui sont locataires de maison et leurs bailleurs qui refusent de céder leur propriété pour déclassement. Alors, il demande aux autorités de revoir les textes afin de les rendre conformes aux réalités du moment.
Au cours de ce point de presse, des séances de sensibilisation en sécurité incendie ont été faites au profit des membres de l’association. En rappel, l’A.A.S.P.B est une association à but non lucratif, apolitique et laïc. Elle est née en mars 2021 de la volonté de ses membres de se regrouper afin de discuter des questions de leur secteur d’activités.
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