2e congrès ordinaire du SYNAFI : Ouverture des travaux

 

Ce vendredi 19 novembre 2021, le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) a tenu son 2e Congrès ordinaire à Ouagadougou. La situation nationale était au cœur de cette rencontre.

Ce congrès, deuxième du genre, a pour thème : « Face à la mise en cause des libertés démocratiques et syndicales, à l’aggravation de la crise sociale et à la crise sécuritaire au Burkina Faso, travailleurs du Ministère de l’économie, des finances et du développement, organisons et renforçons le SYNAFI pour :

-Contribuer davantage à une amélioration de nos conditions de vie et de travail ;

-Perfectionner notre expertise dans le domaine des finances publiques ;

-Apporter notre soutien à toute lutte de libération définitive de notre pays ;

-Renforcer le pôle du syndicalisme révolutionnaire de lutte de classe.

Ensemble dans la solidarité et dans l’unité d’action pour la défense des intérêts matériels et moraux, armons-nous de détermination dans la lutte pour la bonne gouvernance et l’avènement d’une démocratie véritable ». Ce thème, au-delà de sa très grande pertinence, est d’une brulante actualité.

Selon le porte-parole du CGT-B, BASSOLMA BAZIE, secrétaire général confédéral, « au Burkina Faso, les conséquences de la crise multidimensionnelle sont palpables. Trois quarts du territoire sont sous menace permanente d’attaques terroristes. Dans plusieurs localités du pays, (Est, Sahel, Centre-Nord, Boucle du Mouhoun, Cascades, Sud-Ouest…) ce sont des groupes armés terroristes qui dictent leurs lois : interdiction d’activités agricoles ; imposition du port du voile et de la pratique de l’islam ; fermeture des écoles… Nos forces de défense et de sécurité, mal organisées, mal équipées, abandonnées cyniquement à la clochardisation et la famine, sont impuissantes face à ces groupes armés qui seraient hyper équipés », a-t-il laissé entendre et d’ajouter : « Quant à nos autorités, elles semblent ne pas prendre la mesure de la situation ». Loin de s’en préoccuper, la gouvernance est régulièrement marquée par la corruption de gabegie, le mensonge, etc. Comme l’affirmait un observateur de la vie politique : « Au Burkina Faso, la scène politique est devenue une chambre secrète des affaires… ». Monsieur BAZIE a fait savoir que le pays vient d’être placé sous surveillance pour manquement dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme par le groupe d’action financière (GAFI). La situation nationale, souligne-t-il, est aussi caractérisée par la flambée de prix des produits de premières nécessités.

De la part du secrétaire général sortant de la SYNAFI, Mohamed Savadogo, ce 2e Congrès Ordinaire se tient dans un contexte international, sous-régional et national assez préoccupant, marqué par l’aggravation de la crise du système capitaliste oppresseur des masses populaires. « Sur le plan international, la faillite du système capitalo-impérialiste n’est plus à démontrer. En effet, nous assistons à la montée des forces radicales fascistes dans les métropoles impérialistes, des guerres de rapine et des guerres réactionnaires d’occupation du territoire ou du pays. Il en résulte un état de misère de la classe ouvrière et des peuples du monde, justifiant de leur part, des luttes vigoureuses qui expriment leurs aspirations profondes économiques néo-libérales, anti-populaires et anti-sociables », a-t-il déclaré.

« En outre, les peuples de la sous-région comme la Centrafrique, le Tchad, le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont soumis à des guerres réactionnaires imposées par les puissances impérialistes dans l’optique de les soumettre à l’esclavagisme des temps modernes, afin de mieux piller leurs ressources nationales », a lancé monsieur Savadogo. En rappel, ce congrès qui se tient du 19 au 20 novembre 2021, se veut un cadre de renforcement du SYNAFI avec le soutien et encouragements de tous les participants.

Stéphanie Bayala

Stagiaire

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