Académie syndicale des jeunes : l’employabilité au Cœur des échanges

 

La cérémonie d’ouverture de la deuxième édition de l’académie syndicale des jeunes FES-Centrales syndicales du Burkina Faso, s’est tenue dans la matinée de ce lundi 22 novembre 2021 à Ouagadougou. Cette édition qui se tient du 22 au 25 novembre 2021 est portée sur la question de l’employabilité des jeunes sous le thème : « l’emploi des jeunes sur le fond de la covid-19 : quelles stratégies syndicales pour générer de nouveaux emplois décents ? »

La problématique de l’emploi des jeunes demeure un grand défi de gouvernance surtout au Burkina Faso, avec la crise sanitaire et sécuritaire. C’est fort de ce constat que les confédérations syndicales du Burkina Faso avec l’appui de la fondation allemande Friedrich Ebert Striftung (FES), organisent cette académie des jeunes sous l’insigne de “jeune et emplois“. Après la première édition qui a traité la question du travail des enfants en mars 2021, la présente édition se tient sur les stratégies à adopter afin de créer des emplois en vue de sortir les jeunes de cette carence d’employabilité. Il s’agit d’accompagner les jeunes leaders syndicaux dans l’analyse de la problématique de l’employabilité et de l’emploi décent des jeunes par la compréhension de rôle et l’implication des organisations syndicales dans la construction de la résilience post Covid-19 au Burkina.

« Au Burkina, les jeunes représentent la plus grande proportion, plus de 67% ont moins de 15 ans. Le problème de l’emploi de ces jeunes, est très important parce que ça conditionne aussi la stabilité du pays. Si les jeunes n’ont pas d’emplois, il y va de sorte qu’ils soient attirés par d’autres choses et ce n’est pas certains que ce qu’ils feront, seront en droite ligne avec ce que nous attendons d’eux », soutient Olivier Guy Ouédraogo, Secrétaire général de la confédération syndicale burkinabè, porte-parole des centrales syndicales à l’académie. L’objectif pour lui, est de définir certains concepts avec les participants et avoir des échanges sur le thème. Les quatre centrales affiliées à la confédération syndicale internationale, des syndicats professionnels du Burkina… sont les principaux participants.

Nouratou Zato est coordinatrice de projet basé à Cotonou pour le compte de la fondation Friedrich Ebert Striftung (FES). Friedrich Ebert Striftung (FES) est une fondation politique allemande qui travaille entre autres, avec les syndicats dans la perspective de renforcement de la démocratie dans les pays où elle est installée. En tant que partenaire des syndicats, il est de bon ton de soutenir de telles initiatives. « La question de l’employabilité des jeunes est une question cruciale et d’actualité sur laquelle l’on est obligé de se pencher surtout quand on regarde les potentiels que constitue les jeunes où environ 68% de la force de travail est jeune », a laissé entendre Nouratou Zato et d’ajouter : « quand on veut accompagner le processus démocratique dans un pays, on ne se cantonne pas seulement à voir le côté des politiques publiques mais plutôt de voir comment on met en œuvre ces politiques publiques pour qu’elles répondent aux aspirations des jeunes. » En tant que fondation, Friedrich Ebert Striftung (FES) entend de réussir à tirer beaucoup plus de jeunes à se positionner sur des thématiques d’enjeux transversaux comme la question de l’emploi des jeunes. C’est d’arriver aux termes des échanges des quatre jours, à constater que les jeunes ont appris beaucoup de choses et qu’ils soient dans une posture d’accompagnement des efforts de leur syndicats mais aussi dans l’interpellation des leaders syndicaux.

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