Confederation des États du Sahel: Burkina, Mali et Niger unissent leurs frontières face aux défis communs

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger veulent renforcer leur coopération transfrontalière afin de faire des zones frontalières de véritables espaces de paix, de sécurité et de développement. C’est dans cette dynamique qu’une rencontre consacrée à la validation et à l’adoption de deux instruments juridiques de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouverte ce mardi à Ouagadougou.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Camarade Émile ZERBO, représentant le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO.

Les travaux portent notamment sur un Protocole additionnel au Traité portant création de la Confédération des États du Sahel relatif à la coopération transfrontalière, ainsi que sur une Décision instituant un cadre de concertation transfrontalier entre les autorités administratives des régions frontalières de l’AES.

Au nom du Premier ministre, Émile ZERBO a souligné que ces initiatives s’inscrivent dans la vision des Chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger de bâtir une Confédération forte, souveraine et engagée dans la sécurité et le développement endogène.

Selon lui, le nouveau mécanisme offrira aux Gouverneurs des régions frontalières un cadre formel d’échanges, de coordination et de mutualisation des efforts face aux défis communs. Il devra notamment contribuer à la sécurisation des frontières, à la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, à la gestion concertée des ressources naturelles, à la libre circulation des personnes et des biens ainsi qu’au développement du commerce entre les territoires.

Le Ministre d’État a également appelé les autorités administratives des régions frontalières à s’approprier pleinement ce dispositif afin d’en faire un véritable outil de gouvernance de proximité, capable d’anticiper les crises, de prévenir les tensions et de favoriser un développement harmonieux des territoires.

Prenant la parole, le Ministre malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-Parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, a présenté la coopération transfrontalière comme un levier essentiel pour transformer les frontières de l’espace AES en espaces de paix, d’intégration et de développement. Il a rappelé que ces zones constituent depuis des siècles des espaces de vie et d’échanges entre des communautés partageant des liens sociaux, culturels, économiques et familiaux.

Le Protocole additionnel devrait ainsi permettre de mieux encadrer les relations entre les administrations et les collectivités situées de part et d’autre des frontières, notamment dans les domaines du commerce, de la mobilité, de la gestion des ressources naturelles et de la prévention des conflits.

Du côté du Niger, le Secrétaire Général du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du Territoire, Ayouba ABDOURAHMANE, a insisté sur la nécessité d’une réponse collective aux défis sécuritaires et socio-économiques qui touchent les espaces frontaliers.

Il a notamment préconisé le renforcement du partage de renseignements, de la surveillance des frontières et de la coordination des actions, tout en associant ces efforts sécuritaires à des initiatives de développement local.

À travers ces deux instruments, les trois États de l’AES entendent ainsi renforcer la solidarité, la coordination administrative et l’intégration régionale, tout en faisant des frontières un espace de coopération au service de la paix et du développement.

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