Le ministère de la Sécurité a présenté, ce vendredi 24 juillet 2026, devant le Premier ministre, le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre de son contrat d’objectifs 2026. À cette étape, le département enregistre un taux global de réalisation de 62,81 %, un niveau d’exécution jugé satisfaisant au regard des actions engagées depuis le début de l’année.
Articulé autour de six objectifs stratégiques et de dix-sept actions prioritaires, ce contrat d’objectifs constitue la feuille de route du ministère pour renforcer la sécurité des personnes et des biens, consolider l’intégrité du territoire national et améliorer la gouvernance du secteur de la sécurité.
Présentant les résultats de cette évaluation, le ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA, a salué les avancées enregistrées tout en appelant à maintenir la mobilisation afin d’atteindre les objectifs fixés d’ici la fin de l’année.
Les progrès les plus significatifs concernent la sécurisation du territoire et la protection des populations. Le ministre a notamment relevé la baisse de certaines formes de criminalité, les avancées réalisées dans la reconquête du territoire national ainsi que les résultats des opérations Wibga. Déployées dans plusieurs localités du Burkina Faso, ces opérations reposent sur le renforcement des patrouilles, des contrôles ciblés et de la présence des forces de sécurité. Elles ont permis de démanteler des réseaux criminels, d’interpeller des individus recherchés et de renforcer le sentiment de sécurité au sein des populations.
Le département poursuit également ses actions en faveur de la préservation des ressources forestières et fauniques. Les interventions menées dans les forêts de Kua et de Nazinga, de même que les réformes engagées pour la forêt classée de Bagr-Wéogo, illustrent la volonté des autorités de concilier protection de l’environnement et valorisation durable de ces ressources au profit des populations.
Dans le domaine de la lutte contre la cybercriminalité et le terrorisme, le ministère met en avant les performances réalisées par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) et les autres services spécialisés. Les investigations conduites ont permis le démantèlement de plusieurs réseaux criminels ainsi que l’interpellation de cellules dormantes liées au terrorisme, contribuant au renforcement de la sécurité nationale.
Le ministère poursuit par ailleurs le renforcement de l’offre sécuritaire à travers la création de nouvelles unités spécialisées et le développement des capacités opérationnelles des forces de sécurité intérieure. L’objectif est d’améliorer la qualité des interventions tout en rapprochant davantage les services de sécurité des citoyens.

Sur le volet de la gouvernance, Mahamadou SANA a réaffirmé sa détermination à intensifier la lutte contre la corruption. Il a indiqué que des sanctions ont déjà été prises à l’encontre d’agents indélicats, tout en rappelant que les pouvoirs publics entendent sanctionner avec la même rigueur les auteurs d’actes de corruption et leurs complices afin de préserver l’intégrité de l’administration publique.
Abordant les perspectives, le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir la dynamique engagée. Reprenant les orientations du Premier ministre, il a invité l’ensemble des acteurs à poursuivre leurs efforts pour améliorer davantage les performances du département.
Parmi les principales réformes attendues figure l’entrée en vigueur, à compter du 1er août 2026, de la vidéoverbalisation de certaines infractions routières. Accompagnée d’une vaste campagne de communication et de sensibilisation, cette mesure vise à renforcer la sécurité routière, à réduire les accidents de la circulation et à mieux protéger les personnes et les biens sur l’ensemble du territoire national.

Soyez le premier à commenter sur "Évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs 2026 : le ministère de la Sécurité affiche un taux d’exécution de 62,81 %"