Nouveau décret d’intervention des agents de santé dans le privé : Le ministre de la santé donne des éclaircissements

 

Au cours du point de presse de gouvernement, ce jeudi 27 juillet 2023, le ministre de la santé et de l’hygiène publique a échangé avec les journalistes sur la question de lutte contre le paludisme, et la vacation des agents de santé dans les structures privées de santé.

L’année 2022 a enregistré 11 656 675 cas de paludisme avec 539 488 cas de paludisme grave qui a entrainé le décès de 4243 personnes dont 2 925 enfants de moins de 5 ans. Pour cette année 2023, le gouvernement a décidé de mener plusieurs stratégies de lutte contre le paludisme à savoir, la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action, la chimio prévention du paludisme saisonnier, le traitement préventif intermittent du paludisme chez la femme enceinte, la vaccination, la lutte anti-larvaire.

La distribution des moustiquaires se fait tous les trois ans et la dernière campagne a permis de distribuer plus de 14 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action. Pour la chimio prévention, il consiste à l’administration des médicaments aux enfants de 3 à 59 mois car ils sont les plus vulnérables. Le premier passage dénommé PO s’est effectué du 22 au 25 juin 2023 et a concerné 972 776 enfants et le deuxième passage P1 qui a débuté du 20 au 23 juillet 2023 a permis de toucher près de 4 millions d’enfants.

Pour le ministre de la santé, Robert Kargougou, « il est envisagé la vaccination des enfants de 5 à 17 mois contre le paludisme en 2024. Un million de doses permettront de couvrir les enfants de la cible dans 27 districts sanitaires identifiés en fonction de leurs fortes létalités et de l’incidence », a-t-il annoncé. Une campagne d’identification et de destruction des gites larvaires sera effectuée dans le mois d’août par les agents de santé communautaires à travers la journée de lutte anti larvaire. Le ministre n’a pas manqué d’inviter la population a adhéré à cette stratégie de lutte contre le paludisme.

Le ministre a également donné des éclaircissements concernant le décret portant modalités d’interventions des agents publics de santé dans les structures privées de santé. « Ces interventions seront désormais conditionnées par la signature de conventions entre les agents publics de santé, les structures publiques de santé ou les universités desquelles relèvent ces agents, et les structures privées de santé où ils doivent intervenir », a-t-il fait savoir. Selon ces textes, les agents de santé ne peuvent intervenir que 8 heures dans la semaine dans les structures de santé privées en une séance ou deux séances. Les médecins spécialistes bénéficieront d’une autorisation d’intervention de deux ans et les médecins généralistes, les pharmaciens, les chirurgiens-dentistes généralistes, les attachés de santé, les infirmiers, les maïeuticiens et sages-femmes d’État, les paramédicaux des laboratoires, de l’imagerie médicale, bénéficieront d’une autorisation d’un an, « au bout de laquelle, ces agents devront choisir formellement entre le privé et le public », a insisté le ministre. Le non-respect de ces conventions entrainera des sanctions. Pour le ministre, « cette initiative permettra de clarifier l’intervention des agents de santé dans les deux secteurs ».

 

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