La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a organisé sa traditionnelle rupture collective de jeûne le samedi 7 mars 2026 à Ouagadougou. Placée sous le signe de l’engagement citoyen, cette cérémonie a réuni les plus hautes autorités de la Transition autour des valeurs de cohésion et de résilience nationale.
Le siège de la FAIB a vibré, ce samedi soir, au rythme de la fraternité. Pour l’édition 2026 de son « Iftar » collectif, l’organisation a choisi un thème évocateur : « Ramadan : foi, solidarité et engagement citoyen au service de la paix au Burkina Faso ». Un rendez-vous qui a pris une dimension particulière avec la présence d’une délégation gouvernementale et parlementaire de haut niveau.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, et le Président de l’Assemblée législative de transition (ALT), le Dr Ousmane Bougouma, ont partagé ce moment de spiritualité avec de nombreux fidèles, diplomates et leaders religieux.
Pour le chef du Gouvernement, cette participation n’est pas qu’un acte symbolique : « Notre présence est l’expression de notre solidarité et de notre union de prière avec l’ensemble des fidèles musulmans », a-t-il déclaré. Il a également salué le rôle crucial de la FAIB dans la lutte contre les discours extrémistes et la promotion de la tolérance.
Le Président du Présidium de la FAIB, El Hadj Moussa Koanda, a souligné avec satisfaction la concomitance exceptionnelle, cette année, du jeûne musulman et du carême chrétien. Cette « belle et heureuse coïncidence » renforce, selon lui, les liens de fraternité entre les croyants burkinabè, au-delà des appartenances religieuses.
Au nom du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, le ministre d’État Émile Zerbo a transmis un message de reconnaissance à la communauté musulmane pour ses prières constantes en faveur de la nation.
Après la rupture et la prière de Maghrib, la soirée s’est poursuivie par des lectures du Coran et des communications axées sur le civisme. Le Dr Ousmane Bougouma a réaffirmé la volonté du Parlement d’accompagner ces initiatives qui constituent, selon lui, des leviers essentiels pour fortifier le « vivre-ensemble » et la résilience du Burkina Faso face aux défis actuels.
En prônant une solidarité active, la FAIB réaffirme son rôle de pilier dans la quête de stabilité, rappelant que la paix est le fruit conjugué de la foi et de l’action citoyenne de chaque Burkinabè.

Soyez le premier à commenter sur "Ramadan 2026 : une rupture collective sous le signe de l’unité nationale et de la résilience"