Ce mardi 27 octobre 2026 s’est tenue à Ouagadougou la cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation des communicateurs des structures islamiques. Cette formation est une initiative du projet Djama beog nere.
Outiller les communicateurs des structures islamiques sur les enjeux des réseaux sociaux, tel est l’objectif du projet Djama beog nere à travers cet atelier de formation qui se tient du 27 au 28 octobre 2026 sous le thème « Renforcement de la cohésion sociale, du vivre ensemble au sein de la grande communauté musulmane ». Djama beog nere est un projet qui vise le renforcement de la résilience des populations à travers la promotion des valeurs de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble. Le CERFI a en charge la mise en œuvre du volet dialogue intracommunautaire d’où l’initiative de ce matin.

« Cet atelier vise à sensibiliser, outiller, les communicateurs des associations islamiques et des différentes presses islamiques à être des relais de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble. Dans le contexte actuel du Burkina Faso que nous connaissons, chacun de nous doit effectivement jouer sa partition, dans la construction, le renforcement de la cohésion sociale » a laissé entendre Dr Kadré Sawadogo, premier vice-président du CERFI et coordonnateur du projet.

Plusieurs thématiques seront abordées au cours de cet atelier « Les thématiques sont axées sur l’encadrement juridique, les textes qui encadrent sur le plan juridique la communication, la communication électronique sur les réseaux sociaux pour que les communicateurs des associations islamiques puissent connaitre effectivement les textes en la matière, nous allons étudier les techniques de communications qui contribueront effectivement à la cohésion sociale, la question du traitement des divergences d’opinions et de divergences doctrinales au sein de la communauté » a-t-il indiqué. À la fin de cet atelier, les organisateurs ont plusieurs attentes à l’endroit des participants comme le fait savoir Dr Sawadogo « Nos attentes ce que les communicateurs des structures islamiques structurent mieux, organisent mieux la communication de nos structures et également guident les prêcheurs, les prédicateurs, porteurs du message de l’islam à mieux structurer, mieux construire leur discours en tenant compte du contexte actuel et de tous les enjeux liés à la communication digitale et la communication tout court ».

Tout en louant cette initiative du CERFI et de ses participants, Fousséni Kindo, représentant l’Autorité des régulations des communications et des traitements des données personnelles, ARCOD, n’a pas manqué de saluer cette initiative qui vient à point nommé et qui répond à un besoin urgent. Les réseaux sociaux sont certes un outil indispensable mais il faut savoir bien l’utiliser car ils peuvent fragiliser une nation. « Vous n’êtes pas de simple utilisateur des réseaux sociaux, des milliers de fidèles vous écoutent, vous suivent et vous font confiance. Cette confiance est un capital précieux et elle vous confère une responsabilité particulière. Votre propre tradition vous y invite, elle demande de vérifier une information, avant de la propager, d’éviter la médisance et la calomnie, de préserver l’honneur d’autrui » a laissé entendre Fousséni Kindo.

L’utilisation des réseaux sociaux invite à une maitrise de l’éthique et au cours de cet atelier les participants seront mieux outillés « Vous donnez la maitrise des dispositions juridiques qui encadrent l’usage des réseaux sociaux au Burkina Faso afin de préserver les dommages causés par leur mauvais usage et les réparer lorsqu’ils surviennent et surtout vous aider à adopter trois réflexes vérifier avant de partager, rectifier quand on s’est trompé, ne pas relayer ce qui divise ». Il a rappelé que la régulation n’est pas synonyme de censure mais une garantie, celle que la liberté d’expression s’exerce dans le respect de la dignité humaine et de l’ordre public « Nous sommes pas venus vous demander de vous taire, nous sommes venus vous aider à parler juste et à parler fort » a confié Fousséni Kindo.

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