Situation sécuritaire : les jeunes du RAMJDD trouvent qu’il est temps maintenant de combattre l’ennemi ensemble

 

Le Réseau d’association et mouvement de jeunes pour un développement durable (RAMJDD) a tenu une conférence de presse dans l’après-midi de ce jeudi 25 novembre 2021 à Ouagadougou. L’objectif de cette rencontre était d’échanger avec la presse sur la situation qui prévaut actuellement au Burkina Faso.

Les jeunes du RAMJDD pensent qu’il est plus que temps, que les filles et les fils du Burkina Faso se donnent la main afin de combattre l’ennemi commun car les attaques ont depuis peu, fragilisé et fragmenté le tissu social et mis à mal le développement économique avec un nombre déconcertant de déplacés internes vers les villes les plus sécurisées du pays.

Selon Ibrahim Ouédraogo, chargé à la communication, le RAMJDD n’est pas avec ceux qui veulent la démission du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré en ce sens que ce réseau s’attache aux valeurs républicaines. Pour lui, le pays a déjà un sérieux problème qui est la question du terrorisme. « Nous n’allons pas ajouté encore un autre problème quitte à la démission du Chef de l’Etat. Pour nous, cela n’est pas une solution » , a-t-il déclaré et d’ajouter : « La solution pour nous, c’est de demander au président du Faso de prendre les mesures qu’il faut, afin de pouvoir trouver des solutions idoines au terrorisme qui meurtrit toute la nation » .

Concernant la suspension de l’internet mobile, monsieur Ouédraogo trouve que le gouvernement a « saisi le taureau par les cornes » parce qu’à travers l’internet, des individus se donnaient à des incitations malsaines qui pouvaient aggraver davantage cette situation déjà critique. Mais comme l’internet mobile est également source de travail pour certains citoyens burkinabè, il a tenu à demander au gouvernement de rétablir la connexion afin de permettre à ces personnes de poursuivre leurs différentes activités quotidiennes.

Par ailleurs, le RAMJDD a reconnu les efforts haut bien qualifiables entrepris par le gouvernement dont l’ouverture des frontières terrestre et ferroviaire à compter du 1er décembre 2021, qui est l’un des plus appréciés par l’ensemble des Burkinabè. Pour ces jeunes, l’effectivité de cette mesure représente une réponse à la question sécuritaire car « la complexité et la transversalité du terrorisme ne pourraient avoir de réponse que sur le plan militaire uniquement. Il faut aussi une réponse politique et socio-économique afin de réamorcer réellement le processus de développement » .

Tout en formulant des propositions comme « la réforme de l’armée pour la rendre plus réactive ; diversifier la coopération militaire ; mutualiser les forces dans la zone des trois frontières : Mali-Burkina-Niger, etc. » , le RAMJDD a demandé aux autorités burkinabè à plus de transparence et de véracité dans les informations émises, surtout sur le nombre des illustres disparus afin de restaurer un tant soit peu, la crédibilité de l’Etat vis-à-vis du peuple.

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