« Djama Beog-neeré » : Un projet pour la paix et la cohésion au Burkina Faso

 

 

 

Le Centre culturel islamique du Burkina (CCIB) a initié le projet “Djama Beog-neeré”. Le lancement des activités de ce projet s’est tenu dans la matinée de ce mercredi 30 octobre 2024 à Ouagadougou, sous forme de table ronde. Cette activité a permis à l’association de présenter “Djama Beog-neeré” aux autorités compétentes, aux leaders religieux, aux journalistes, aux partenaires de mise en œuvre et à d’autres acteurs œuvrant dans le domaine des arts et de la culture (musiciens, comédiens, producteurs…).

 

“Djama Beog-neeré” est un projet de renforcement de la résilience des populations à travers la promotion des valeurs de paix, de cohésion sociale et de droits humains. En effet, depuis quelques années, le Burkina Faso connaît une détérioration de son harmonie et de sa cohésion. Les discours de haine et de violence se multiplient, ce qui justifie la pertinence de l’initiative “Djama Beog-neeré”, mise en place par le Centre culturel islamique du Burkina (CCIB), qui promeut le dialogue interreligieux et le vivre-ensemble. Le CCIB, avec l’appui de l’Union des religieux et coutumiers du Burkina pour la promotion de la santé et le développement (URCB/SD), entend contribuer à surmonter la crise qui affecte le vivre-ensemble au Burkina Faso.

Selon le coordonnateur du CCIB, l’Imam Alidou Ilboudo, ce projet reflète la volonté des acteurs islamiques, réunis au sein de différentes associations, de contribuer à l’émergence de discours de paix au sein de la communauté musulmane. « C’est en observant la situation nationale, la situation sécuritaire, et les discours ambiants tenus par les leaders autour de certaines questions que nous avons conçu ce projet. Djama Beog-neeré est à la fois inclusif et propose des actions concrètes de développement sur le terrain », a expliqué l’Imam Alidou Ilboudo. Cette table ronde, marquant le lancement des activités du projet, a permis de mieux cerner les ambitions du Centre.

 

Le projet se réalise sur deux volets : le volet communicationnel et le volet culturel. Pour ce qui est de la communication, l’Imam a précisé que des émissions seront diffusées dans les médias. Quant au volet culturel, il s’agit de répondre aux enjeux sociaux actuels en promouvant dix nouvelles chansons portées par des artistes musiciens connus, ainsi que six sketches pour encourager l’engagement social. « Nous sommes réunis aujourd’hui pour définir les valeurs morales que ces productions doivent véhiculer afin de répondre aux attentes et de rester conformes à nos convictions religieuses », a conclu l’Imam Ilboudo.

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a salué cette initiative. C’est d’ailleurs ce ministère qui a présidé la cérémonie de lancement officiel du projet, par le biais de son chargé de mission Harouna Sana. « Le ministère salue ce type de projet, qui va s’appuyer sur la culture nationale pour contribuer à la construction d’une nation fondée sur la cohésion sociale, la paix et le développement économique », a déclaré Harouna Sana, représentant le ministre d’État, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Selon lui, le ministère est prêt à accompagner ces initiatives nobles, qui touchent la société et œuvrent pour la paix et la cohésion sociale.

“Djama Beog-neeré” est un mélange de la langue dioula “Djama” signifiant « populations » et de “beog-neeré” en mooré, qui désigne « lendemains meilleurs ». “Djama Beog-neeré” signifie donc « un avenir meilleur pour les populations ». Cette table ronde a été l’occasion de recueillir les observations et suggestions des participants en vue d’une meilleure mise en œuvre des activités du projet.

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