CONSEIL DES MINISTRES DU 24 SEPTEMBRE 2026
– Le Gouvernement officialise les statuts de 315 Martyrs et 10 Invalides de la Nation
– Fin du « laisser-faire » pour les associations et ONG
(Ouagadougou, 24 septembre 2026). Le Conseil des Ministres s’est tenu, ce jeudi, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, plusieurs dossiers ont été examinés et d’importantes décisions prises pour le plein épanouissement des Burkinabè dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).
Au titre de la Primature et en application de la loi du 10 juin 2022 portant statut de martyr et d’invalide de la Nation, le Conseil a adopté deux décrets rendant hommage aux citoyens qui se sont illustrés par leur bravoure et leur sacrifice lors des récents événements politiques, sociaux et sécuritaires du pays, selon le Porte-parole du Gouvernement.
En application de cette loi, « ces deux décrets visent la reconnaissance de la qualité de martyr de la Nation à 315 personnes et d’invalide de la Nation à 10 personnes », précise Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, Porte-parole du Gouvernement.
Les personnes reconnues invalides de la Nation bénéficient, entre autres, de la gratuité du transport et des soins publics, la prise en charge psychosociale et la prise en charge de leurs enfants mineurs en qualité de pupilles de la Nation. Les personnes reconnues martyrs de la Nation bénéficient de la prise en charge de leurs enfants mineurs en qualité de pupilles de la Nation, d’une prise en charge psychosociale des ayants droit ainsi que des frais de transport et d’inhumation.
« Ces mesures visent à apporter un soutien concret et pérenne aux familles et aux ayants droits confrontés à des situations de vulnérabilité, concrétisant ainsi la gratitude solennelle de la Nation burkinabè envers ses héros », souligne le Ministre OUÉDRAOGO.
Création de « FASO SANYA » pour l’entretien des édifices publiques
Pour le compte du ministère l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté plusieurs décrets s’inscrivant dans la dynamique du Plan R.E.L.A.N.C.E. Face au constat d’un mauvais entretien généralisé des bâtiments publics dû aux lourdeurs administratives, l’État a décidé de la création de FASO SANYA, une structure dédiée à la maintenance (nettoyage, plomberie, électricité, climatisation, rénovation). Ce nouvel Établissement public à caractère administratif (EPA) travaillera en collaboration avec la Maison des Compétences Burkina Suudu Bawdè pour mobiliser des coopératives d’ouvriers qualifiés pour des interventions agiles et ciblées.
En vue de veiller au respect des priorités nationales et garantir l’impact réel des financements, le Conseil a adopté deux décrets fixant les conditions d’obtention du statut d’ONG. Selon le Ministre Aboubakar NAKANABO, des textes d’application formalisent désormais l’attribution du statut officiel d’ONG : « un accord-cadre sera obligatoire pour les associations de droit burkinabè et une convention de siège régira les entités étrangères ». Un délai de grâce de d’un an est accordé aux organisations pour se conformer aux nouvelles exigences.
80 % des ressources mobilisées doivent aller directement au terrain
Désormais, toute ONG intervenant au Burkina Faso devra consacrer au moins 80 % de son budget global aux investissements directs. Pour le Gouvernement, il s’agit d’éviter que les fonds levés au nom des populations vulnérables ne soient absorbés par des frais de fonctionnement, et de garantir un impact réel sur le quotidien des citoyens.
Au titre du Ministère de la Santé, le Conseil a adopté le projet de loi portant Code de la santé publique. Rendue indispensable par l’obsolescence du texte précédent datant de 1994, cette réforme majeure vise à doter les professionnels d’un outil de régulation moderne pour améliorer la prise en charge médicale et garantir un accès équitable aux soins à l’ensemble de la population, selon le Camarade Ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU.
Au nombre des innovations, on note l’intégration de textes sur le don d’organes et la promotion du secteur privé de santé, la prise en compte explicite des soins palliatifs à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, le renforcement de la vigilance sanitaire et de la régulation du marché pharmaceutique, la création d’un corps de réserve sanitaire et la réglementation renforcée de la médecine légale et de la chirurgie plastique.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

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