(Ouagadougou, 08 juillet 2026)
L’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) a animé une conférence de presse ce mercredi 8 juillet 2026 à Ouagadougou. Cette rencontre avec les professionnels des médias s’inscrit dans le cadre de la présentation des grandes orientations de la Journée africaine de lutte contre la corruption au Burkina Faso.
Placée sous le thème : « Intensifier la promotion de l’intégrité et des actions anticorruptions à travers l’Afrique », cette journée sera commémorée le 11 juillet prochain sur l’ensemble du continent. Au Burkina Faso, la cérémonie de lancement officiel se tiendra le jeudi 09 juillet à l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) situé à Loumbila.
Pour cette édition 2026, l’ASCE-LC déploie un agenda riche. Des panels et des cadres d’échanges avec les citoyens sont au programme. Il est également prévu la diffusion d’un message conjoint, élaboré avec les principaux acteurs engagés dans ce combat, ainsi que de vastes campagnes de sensibilisation directe par SMS via les réseaux de téléphonie mobile.
La corruption, véritable fléau qui mine le développement, demeure une préoccupation majeure au pays des Hommes intègres. En effet, la dernière évaluation de l’Indice de perception de la corruption (IPC) révèle une dégradation des notations pour le Burkina Faso. Avec un score de 40 sur 100, le pays se classe au 84e rang mondial sur 182 nations évaluées, traduisant ainsi une hausse du phénomène.
Face à ce constat, le Contrôleur général d’État, Lassane Compaoré, a indiqué que les actions de sensibilisation et de lutte ne se limiteront pas à une seule journée, mais s’étendront jusqu’au 09 décembre 2026. Selon lui, la corruption est un « monstre tentaculaire à la peau dure » qui nécessite une réponse globale.
Pour inverser la tendance, le premier responsable de l’ASCE-LC mise sur une synergie d’actions. « C’est l’ensemble de la société qui se mobilise à travers cinq leviers sociétaux majeurs, à savoir l’éducation dès le plus jeune âge, la mobilisation des autorités confessionnelles, le réinvestissement de nos valeurs culturelles endogènes comme l’Ubuntu, la cellule familiale comme première école de l’éthique et le déploiement des technologies numériques pour la transparence », a déclaré Lassane Compaoré.
Face à la complexité du phénomène, le Contrôleur général d’État a invité l’ensemble des acteurs de la chaîne nationale de lutte contre la corruption, ainsi que les médias, à rester unis, solidaires et vigilants. La presse est ainsi appelée à jouer pleinement son rôle de veille et d’éveil des consciences pour accompagner cette dynamique de salubrité publique.
Faouziatou Ouédraogo (stagiaire)

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