« Le ministre de l’Education Kim Yong-Jin a été exécuté« , a affirmé le porte-parole du ministère sud-coréen de l’Unification. Accusé d’être « un agitateur anti-parti et anti-révolutionnaire », celui qui avait aussi le rang de vice-Premier ministre a été fusillé en juillet, a précisé sous couvert d’anonymat un autre responsable du ministère sud-coréen. Selon ce dernier, Kim Yong-Jin « a été dénoncé pour sa mauvaise posture lorsqu’il était assis sous la tribune » lors d’une séance au Parlement puis soumis à un interrogatoire qui a « révélé » ses autres crimes.
« Il s’est attiré l’ire de Kim après s’être assoupi durant une réunion présidée par Kim. Il a été arrêté sur les lieux et a subi un interrogatoire serré au ministère de la sécurité d’Etat », selon la version du quotidien sud-coréen « JoongAng Ilbo« .
Le ministère sud-coréen affirme également que deux autres responsables nord-coréens ont été envoyés en rééducation, notamment un haut responsable des affaires intercoréennes. Depuis qu’il a pris la succession de son père fin 2011, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a vraisemblablement exécuté ou limogé nombre de responsables du régime : les rumeurs de purges se sont multipliées sous sa direction, le cas le plus retentissent étant l’exécution en décembre 2013 de son influent oncle Jang Song-Thaek, accusé de trahison et de corruption.
(Avec AFP)
Soyez le premier à commenter sur "Le ministre nord-coréen de l’Education a été exécuté, selon Séoul"