Albiweek : Une trentaine de jeunes outillés sur la question de l’albinisme

Le jeudi 11 juin 2026 s’est tenue au siège de l’UNFPA une session de formation et de sensibilisation sur l’albinisme au profit des journalistes, des blogueurs, les créateurs de contenus, les influenceurs. Cette activité rentre dans le cadre de la 8e édition de Albiweek en lien avec la commémoration de la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme prévue pour le 13 juin.

Du 10 au 15 juin, Ouagadougou abritera Albiweek 2026 qui est une semaine d’activités de sensibilisation, de plaidoyer et de promotion des droits des personnes atteintes d’albinisme avec pour thème « Fièrement dans ma peau : briser les stéréotypes pour l’inclusion et la protection des personnes atteintes d’albinisme au Burkina Faso ». Cette activité est portée par l’Association des Femmes atteintes d’Albinisme du Burkina (AFAB). Afin de permettre aux journalistes, aux blogueurs, aux influenceurs d’avoir des notions sur l’albinisme, un renforcement de capacité a été organisé au profit d’une trentaine de jeunes  pour leur permettre de connaitre les questions et les défis liés à l’albinisme

Selon la Présidente de l’AFAB, Maimouna DENE « L’albinisme reste un des sujets qui n’est pas connu de toute la population burkinabè ou qui est mal compris. Avec eux, nous pensons les donner les bonnes informations pour qu’ils puissent nous accompagner dans la communication surtout à travers leur milieu qui est vraiment la jeunesse pour qu’on puisse déjà travailler ensemble pour l’inclusion des personnes atteintes d’albinisme » éclairci-t-elle sur l’objectif de cette activité.

« Nous voulons que ces jeunes qui vivent en communauté puisse déjà servir de relais à travers les informations qu’ils vont avoir ici. Non seulement, ils vont avec leur camarade voir, partager ces mêmes informations, surtout comme ce sont des acteurs très actif sur les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont également dans nos vies et nous souhaitons également qu’ils passent des messages et tout ce qu’ils pourront utiliser pour parler de l’albinisme, des défis liés à l’albinisme et surtout l’acceptation et l’inclusion des personnes atteintes d’albinisme » déclare-t-elle.

Le représentant du Ministre de la famille et de la solidarité, Abdoulaye ZERBO a salué cette activité et montré l’engagement de madame la Ministre de la famille et de la solidarité à soutenir cette initiative qui lui tient à cœur « Cette activité est la bienvenue. Vous avez des plateformes où vous êtes assez suivis par pas mal de personnes, des jeunes, des vieux. Je crois que c’est un canal qui pourra quand même permettre de mieux sensibiliser la population à l’acceptation des personnes atteintes d’albinisme et leur inclusion dans la société » laisse-t-il entendre.

Le Fond des Nations Unies pour la Population au Burkina Faso (UNFPA), partenaire multilatérale de l’État membre du Burkina qui s’intéresse à la population, a également salué cette initiative portée par l’AFAB. « Ces jeunes, ces professionnels de la communication jouent un rôle très important dans le cadre des messages et aussi dans le cadre d’appuyer les informations du Faso, pour que le Faso puisse être cette société inclusive où tout le monde à sa place, où tout le monde peut justement mettre sa capacité et son potentiel à l’œuvre pour que le Burkina Faso soit une société inclusive et prospère. On a une activité de renforcement de capacité pour ce maillon très important dans la chaine de communication de la société » déclare Yves SASSENRATH, représentant de UNFPA.

Le mandat de l’UNFPA porte sur l’inclusion qui selon monsieur SASSENTATH consiste à « Ne laisser personne de côté dans une société, dans une population. On travaille avec les membres de la société civile notamment l’AFAB » confie-t-il. Pour lui « L’être humain est très empirique. L’être humain est très influencé par ce qu’il voit, par ce qu’il perçoit et faire des jugements ou avoir des préjudices. C’est une chose qu’on a déjà observée. C’est déjà quelque chose qu’on a observé avec la problématique du racisme dans le monde. C’est quelque chose qui fait partir de l’éducation morale, de l’éducation de base de chaque société. C’est justement aller au-delà de ce qu’on perçoit, ne pas juger avant de connaitre » laisse-t-il entendre.

Robert Tiangourané DRABO, blogueur et participant à cette activité a également salué cette initiative « À travers cette séance, nous avons su que l’albinisme n’est pas comme les gens le prétendent, un sort ou une malédiction. C’est plutôt un fait héréditaire issu des parents immédiats ou de toute la lignée. Nous avons vu que tout le monde doit être saluer à sa juste valeur. Être albinos ne signifie pas être exclu de la société mais plutôt une valeur qui est également un droit d’inclusion » déclare-t-il puis d’ajouter « En tant que blogueur, nous prenons l’engagement de communiquer sur l’enseignement que nous avons reçu aujourd’hui. Des enseignements qui nous demandent à être engagés pour lutter contre les préconçus. Être albinos, c’est pas une malédiction. Ce sont des gens comme nous. Nous allons avoir des messages justes, véridiques pour sensibiliser les gens afin qu’ils puissent se déconstruire et qu’ensemble nous construisons une société inclusive »

Cette activité a été marquée par des communications portant sur la thématique de l’albinisme et des témoignages sur le vécu de ces personnes.

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