Burkina : lancement des activités de l’IFG, première microfinance islamique agréée

 

La « première microfinance islamique agréée du Burkina Faso » qu’est Islamic finance group (IFG) SA a ouvert ses portes dans la matinée du samedi 06 mai 2023 à Ouagadougou. C’est une occasion pour les premiers responsables, de lancer officiellement les activités de cette institution de microfinance.

Flambant neufs, les locaux de l’Islamic finance group (IFG) ont été inaugurés, samedi, par le ministre de l’économie, des finances et de la prospective, Aboubakar Nacanabo. Première du genre au Burkina Faso, cette microfinance islamique entend être à la hauteur des attentes des populations.

Selon le Président du conseil d’administration (PCA), Youssouf Rouamba, la finance islamique « est une forme de financement de l’économie basée sur la loi islamique mais ne saurait se limiter aux seuls musulmans ». Ce qui est recherché, pour lui, c’est la satisfaction totale des compatriotes qui sont dans les affaires. « Quand on parle de finance islamique, c’est l’individu d’abord. On met les êtres humains au centre et les affaires en suite. Donc, c’est la satisfaction totale de nos populations qui est prioritaire », a-t-il précisé.

Dr Mohammad Isaac Kindo, président du comité Charia board de IFG a expliqué que la finance islamique est une démarche à suivre pour obtenir de l’argent dans les règles de l’islam. « L’islam est une religion qu’Allah a accordée aux musulmans pour leur bien-être. Et la recherche de fortune étant liée à la vie de l’homme, l’islam a aussi démontré comment avoir de l’argent en respectant les principes recommandés par Allah. Dans l’islam, l’être humain doit obtenir son argent de manière licite. C’est d’ailleurs ce que la finance islamique entend promouvoir au Burkina Faso. Comme nous avons, par la grâce de Dieu, des connaissances en charia, les initiateurs du projet ont décidé de travailler avec nous afin qu’on puisse ensemble apporter notre contribution au développement économique du Burkina Faso », a déclaré monsieur Kindo. Il a précisé que ce projet s’intéresse à tout le monde sans distinction religieuse, car la question des finances peut être considérée comme celle de la santé. « Tout le monde a besoin de l’argent tout comme la santé », a-t-il soutenu.

Le Directeur général (DG) de l’IFG SA, El hadj Inoussa Ouédraogo a expliqué que sa structure est née des étudiants qui ont étudié la finance islamique et ont voulu mettre en place cette structure pour répondre à cette offre d’une partie de la population qui ne trouve pas forcément leur compte dans les institutions financières existantes. « Il y en a également qui en trouvent mais qui veulent diversifier. Alors, IFG vient avec des produits innovants pour permettre à la population burkinabè, qu’il soit musulman ou pas, de pouvoir bénéficier », a-t-il indiqué.

A l’entendre, plus de 20% des membres actionnaires de IFG ne sont pas des musulmans mais ont permis de créer cette institution. « Ce qui prouve que IFG n’est pas seulement une affaire des musulmans. Et en plus de cela, les produits que nous offrons, s’adressent à tous les Burkinabè sans exception, ni de religion ni de classe socio-économique. Il s’agit entre autres, des produits participatifs, des produits d’endettement et des produits de bienfaisance », a soutenu le DG.

Quant au ministre de l’économie, Aboubakar Nacanabo, il a précisé que cette institution vient apporter des produits financiers nouveaux dans le paysage économique et financier du Burkina Faso. « Aujourd’hui, la question de l’inclusion financière est une question essentielle et existentielle si bien que les apports de produits nouveaux ne peuvent être qu’appréciés à sa juste valeur. Islamic finance group a respecté toute la règlementation pour aboutir à cette inauguration aujourd’hui », a-t-il fait  savoir. Cette institution, pour lui, va faire de beaux jours et créer de l’impact au Burkina Faso, sans oublier des possibilités et opportunités pour d’autres institutions qui vont venir s’installer.

De façon globale, la finance islamique est une finance qui partage le risque avec son client, qui associe le client dans tout le processus de financement de telle sorte que lorsque le client ne s’en sort pas, la banque ne pourra rien avoir. C’est ce qui fait que la banque est à tout moment active et accompagne régulièrement son client sur le terrain.

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