Burkina : le CLP toujours mobilisé pour le départ français de leur territoire

 

Dans la matinée de ce vendredi 20 janvier 2023, la place de la Nation de Ouagadougou a été prise d’assaut par des manifestants. Drapeau burkinabè, russe et malien en main, des populations sont sorties pour exprimer leur ras-le bol de la présence de l’ambassadeur français à Ouagadougou et montrer leur soutien au Président de la transition, le Capitaine Ibrahim Traoré.

C’est une manifestation initiée par le Collectif des leaders panafricains (CLP). Les manifestants exigent le départ de l’ambassadeur français Luc Halade du sol burkinabè. Certains, sur des pancartes, qualifient la France d’un soutien aux groupes armés terroristes qui endeuillent les populations chaque jour, depuis 2016. Selon le collectif, la France a échoué sur toute la ligne d’accompagnement au Burkina Faso.

Des maliens vivant au Burkina Faso ont répondu à l’appel de mobilisation pour dire non à la présence des militaires français et Luc Halade à qui ils demandent de quitter le territoire. Ainsi, le politologue malien vivant à New York, Sekou Tounkara est au Burkina Faso à la place de la Nation pour assister cette manifestation. Il prend la parole pour fustiger la politique française dans les Etats francophones en Afrique. « Je suis à Ouagadougou pour soutenir la transition et le peuple du Burkina Faso. Je salue le courage et la détermination du peuple burkinabè parce qu’il a enclenché un combat panafricain pour le changement. Les Burkinabè soutiennent le Président Assimi Goïta et c’est au tour des Maliens, de soutenir le Président Ibrahim Traoré », a expliqué monsieur Tounkara. Pour lui, les transitions dans les pays du Burkina, du Mali et de la Guinée ont besoin du soutien de leurs populations afin de réussir le processus de libération qui a été enclenché.

Mohamed Sinon du Collectif des leaders panafricains (CLP) a expliqué, lors du meeting, que la France quittera le Burkina Faso et que son départ est bien proche. Selon son propos, ils sont présents à la place de la Nation pour exiger leur droit, droit d’être souverain et de choisir avec quel pays avancer. Un pays libre qui progresse librement selon sa vision et non un pays à qui l’on exige une feuille de conduite. « Nous ne sommes en palabre avec personne. Ce que nous voulons, c’est la souveraineté de notre Etat. Et nous allons nous battre pour cela », a soutenu monsieur Sinon.

Au Burkina Faso comme au Mali, des voix s’élèvent chaque jour pour indexer la France du malheur qui arrive dans ces pays depuis maintenant quelques années et qui perdure encore. Si au Mali, les forces françaises ont plié bagages, au Burkina Faso la base française est toujours installée à Kamboinssin à Ouagadougou.

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