Culture : A la découverte du « guélé » une danse féminine en pays nouna et Ko

La culture dans toute sa diversité est une des grandes richesses du Burkina Faso. Certaines catégories, comme les danses et les chansons traditionnelles, ont toutefois besoin de revalorisation et de promotion. Nous sommes allés à la découverte d’une troupe de danse en pays nouna en mars dernier précisément la troupe de danse « guélé » de Tissé dans la commune de Tchériba.

Le « guélé » est une danse féminine, contrairement au « dalo » qui est dansé uniquement par les hommes. Dansé depuis les temps anciens chez les nouna et les ko, elle est accompagnée par des sons de tam-tam, des tapements de mains et de chants des femmes. Une à une les femmes se détachent du rang pour démontrer leur pas de danse. « Dans la chanson qui accompagne la danse du « guélé », nous appelons les gens à venir danser la danse du terroir » «  disons ceci venez-vous mettre en groupe pour danser la danse du terroir afin de ne pas oublier nos origines » a décrit le contenu de cette danse traditionnelle, la responsable de la troupe de danse guélé de Tissé Monique Emoin Kanao 

« Nous avons espoir que la danse du « guélé » ne disparaitra jamais »

Consciente de la domination de la musique moderne, et pour préparer la relève, les responsables de la troupe de danse de « guélé » de Tissé initient la jeune génération à savoir les jeunes filles à la danse afin de sauvegarder ce patrimoine. « Nous avons appris cette danse chez nos mères donc nous aussi à notre tour nous faisons de telle sorte pour que nos filles ne l’oublient pas ». «Quand nous les associons, elles s’en sortent facilement dans les séances d’initiation, cela donne de l’espoir que la danse ne disparaitra pas un matin, car nous, nous n’avons plus la force pour danser » explique la responsable de la troupe de danse « guélé Monique Emoin kanao.

Afin de promouvoir et valoriser la danse du « guélé » hors des frontières de leur localité, la troupe de danse s’est mise en association. Elle est composée d’une cinquantaine de femmes. N’ayant jamais pris part à une compétition culturelle, la troupe de danse est toutefois sollicitée quelque rare fois lors des réjouissances comme les mariages et autres à Tchériba pour des prestations.

 

 

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