Gouvernance administrative et locale : Une revue annuelle et à mi-parcours du cadre sectoriel

 

Dans la matinée de ce vendredi 29 juillet 2022, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a organisé la revue annuelle 2021 et à mi-parcours 2022 du Cadre sectoriel de dialogue gouvernance administrative et locale (CSD-GAL). L’occasion sera donnée de valider le projet de rapport de performance de l’année précédente et à mi-parcours de 2022, ainsi que le projet de plan d’actions sectoriel de la transition du CSD-GAL.

Le gouvernement burkinabè a adopté un plan d’action de la transition, le 06 mai 2022. Dans le cadre de son application, les secteurs de planification élaborent chacun, un Plan d’actions sectoriel de la transition (PAST) en tant qu’instrument d’opérationnalisation de l’agenda de la transition et de la politique nationale de développement au niveau du secteur de planification. Le CSD-GAL regroupe six ministères coordonnés par celui de la fonction publique.

Il s’agit notamment du ministère de la communication, de la culture, des arts et tourisme ; du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité ; du ministère de l’économie, des finances et de la prospective ; le ministère des affaires étrangères, de la coopération et des burkinabè de l’extérieur ; le ministère des affaires religieuses et coutumières. A eux, s’ajoutent différents acteurs intervenant dans le domaine de la gouvernance administrative et locale. Ainsi, le CSD-GAL a élaboré du 11 au 16 juillet 2022, un projet de rapport sectoriel de performance annuelle 2021 du PNDES couplé à un rapport à mi-parcours 2022 du Plan d’action de la transition (PAT). Ledit rapport fait le bilan de la mise en œuvre des actions de développement en 2021 et au premier semestre 2022, tout en dégageant les perspectives d’actions pour le deuxième semestre 2022 et la période 2023-2025.

Le ministre de la fonction publique étant absent, s’est fait représenter par son homologue de la santé, Robert Lucien Kargougou. Pour lui, l’élaboration des projets de documents a privilégié une démarche inclusive et participative à travers l’implication de tous les acteurs engagés dans le domaine de la gouvernance administrative et locale. La mise en œuvre des différentes actions, a été impactée par la crise sécuritaire et celle sanitaire dont le coronavirus. Cependant, l’on note des points de satisfaction d’où entre autres, l’amélioration de la délivrance des services publics, la mise en œuvre des actions de réconciliation nationale et de la cohésion sociale.

A en croire le secrétaire permanent de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance, Rimlawendé Etienne Kaboré, cette revue va examiner le rapport de performance pour les années concernées. Il sera question également de recueillir les observations pour améliorer la qualité des documents, formuler des recommandations en vue d’améliorer la mise en œuvre des actions du secteur de planification « gouvernance administrative locale ». Des efforts à fournir, il y en a beaucoup. « Il y a l’adoption de la loi portant statut de la chefferie traditionnelle, la relecture du code électoral, la finalisation du découpage administratif, l’adoption d’une loi portant dépolitisation de l’administration publique… Il y a également l’adoption d’un décret qui va permettre de systématiser le recrutement par appel à candidature de l’ensemble des Directeurs généraux des sociétés d’Etat et des entreprises publiques », a laissé entendre Rimlawendé Etienne Kaboré.

L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, est le chef de file des partenaires techniques et financiers (PTF) qui se réjouissent de la tenue de cette activité. Selon l’ambassadeur Dr Andreas Pfaffernoschke, cette rencontre est un cadre privilégié pour trouver ensemble des solutions aux préoccupations rencontrées par l’ensemble des acteurs de développement au niveau sectoriel. « Les Partenaires techniques et financiers restent aux côtés du peuple burkinabè et ne ménageront aucun effort pour accompagner le pays dans sa marche vers l’atteinte des objectifs de développement durable », a-t-il déclaré. Par ailleurs, ces PTF ont regretté le fait que « les travaux du CSD se résument, pour l’essentiel, à la tenue des différentes sessions de validation des différents rapports de performances, sans un réel débat et travaux techniques en amont desdites sessions ». A titre d’exemples, le porte-parole des PTF a évoqué le fait qu’aucune rencontre des groupes thématiques n’eut lieu depuis la mise en place formelle des CSD en mai 2021.

L’ambassadeur s’est saisi de l’opportunité pour faire des recommandations dans l’optique d’améliorer le CSD. C’est entre autres, le renforcement de la coordination et le pilotage de la décentralisation en facilitant la tenue d’instances de concertation et de dialogue politique, et d’harmoniser les différents textes sur la cohésion sociale en lien avec la stratégie nationale. Les PTF ont souhaité que cette session du CSD puisse déboucher sur des recommandations et des engagements forts, susceptibles d’engendrer des actions à même de promouvoir la bonne gouvernance politique et administrative, renforcer la décentralisation et promouvoir la bonne gouvernance locale.

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