Stockholm aux rythmes de l’Afrique : réussite pariée pour la première édition du Festival Yennenga Sans Frontières

 

A Stockholm, le Festival Yennenga sans Frontières fait vibrer la capitale aux rythmes de l’Afrique. Musique, danse, gastronomie, cinéma, mode. La culture africaine a rayonné de tous ses éclats dans la capitale suédoise, au grand bonheur de la diaspora.

 

Pour sa toute première édition, tenue du 3 au 5 juillet, le Festival Yennenga Sans Frontières a offert une expérience culturelle unique et annoncé la couleur de ses ambitions : faire rayonner l’Afrique et son patrimoine en Scandinavie. Grâce à une programmation riche et variée, le festival a mis à l’honneur l’artisanat, les traditions, la musique, la danse, le cinéma et la gastronomie du continent.

« Ce soir, nous célébrons ensemble la culture, la diversité, la créativité et l’amitié entre les peuples », a lancé la promotrice du festival, Raicha Amanda Englund, lors du gala de clôture.
Malgré leur nombre modeste, les ressortissants burkinabè en Suède ont répondu présents pour revivre ensemble leur culture et célébrer l’amitié entre le Burkina Faso et la Suède. À leurs côtés se tenait la diaspora africaine, avec le Sénégal comme pays invité d’honneur.
Dans une salle transformée en une mosaïque de couleurs et d’élégance africaine par le Koko Dunda, le Faso Dan Fani et le bazin étincelant, l’ambiance était à la fête lors de la soirée de gala du samedi 4 juillet, apothéose de ces trois jours de festival. Sur scène, les talentueux musiciens de Faso Kan (groupe burkinabè basé en Finlande) ont fait vibrer le public aux rythmes du balafon et du djembé, transportant les plus nostalgiques. Un grand moment d’émotion a été partagé lorsque Jacob Kabré a pianoté le célèbre « Pananki » de Jean-Claude Bamogo, un grand classique de la musique burkinabè. La soirée a ensuite pris les allures d’un grand sumu avec l’entrée en scène de la djelimousso d’origine guinéenne, Fanta Yayo.


Cette soirée de gala clôturait 48 heures d’activités variées, notamment un atelier de danse et une soirée cinéma. Cette dernière a permis au public de (re)découvrir le film « Sia, le rêve du python », classique du cinéma burkinabè, en présence de son réalisateur, Dani Kouyaté. Le festival a également consacré une journée à la découverte de la belle capitale suédoise pour les festivaliers venus d’ailleurs.

Selon la promotrice, le but du festival est de faire découvrir la culture africaine et de créer, en Scandinavie, un espace où la curiosité et l’échange se rencontrent. « Même si ce festival porte fièrement une identité burkinabè, il appartient à toutes les communautés africaines. Il est ouvert à nos amis de la Suède et des autres pays nordiques, ainsi qu’à toutes les personnes qui souhaitent découvrir l’Afrique et son patrimoine », explique Raicha Amanda Englund, la promotrice et présidente du Festival Yennenga Sans Frontières.
Pour une première édition (à valeur de test), la présidente a confié être satisfaite et veut surtout y voir le premier pas d’un voyage préparé de longue date : « C’est un festival qui est appelé à grandir édition après édition, et l’engouement que nous avons vu pendant ces deux jours nous donne beaucoup de motivation pour les prochaines éditions », a laissé entendre Raicha Amanda Englund.


Le Festival Yennenga Sans Frontières se nourrit d’abord de l’engagement et de la détermination personnels de sa promotrice. Un investissement que le délégué des Burkinabè et le consul honoraire du Sénégal ont chaleureusement salué lors de la cérémonie de clôture.

Installée en Suède depuis quelques décennies, Raicha Amanda Englund fait partie de cette diaspora africaine qui travaille sans relâche à valoriser le continent par sa culture. Entre la Suède, son pays d’adoption, et le Burkina Faso, sa terre natale, elle ne manque pas d’occasions pour tisser des liens indéfectibles, notamment par son engagement associatif.
Elle peut d’ailleurs compter sur d’autres grands noms de la culture installés en Scandinavie. C’est le cas du réalisateur burkinabè Dani Kouyaté, Étalon d’or de Yennenga au FESPACO 2025, ou encore de Seydou Richard Traoré, producteur de musique et fondateur du premier studio de musique privé du Burkina, Seydoni Production. Tous deux incarnent cette richesse culturelle burkinabè qui rayonne désormais jusqu’en Suède.

Justin Yarga
Journaliste indépendant, Suède

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