GENEVE : 110ème CONFERENCE INTERNATIONALE DU TRAVAIL (CIT)

 

Coopération bilatérale, multilatérale et rencontres de travail entre délégations, sources d’enrichissement, d’expériences et de bonnes pratiques sont les maîtres-mots pour le Ministre Bassolma BAZIÉ

La participation du Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale, Monsieur Bassolma BAZIÉ à la 110ème Conférence internationale du Travail (CIT) se poursuit au pas de course. Le chef du département en charge du travail et de la protection sociale a enchainé audiences, séances de travail avec ses homologues présents à cette rencontre de haut niveau et les institutions onusiennes.

Les 6,7et 9 juin 2022, Monsieur le ministre a tour à tour rencontré la Ministre du Travail et de la Fonction Publique du Bénin, Madame Adidjatou Mathys, le Ministre du Travail, du Dialogue Social et des Relations avec les Institutions du Sénégal, Monsieur SAMBA SY, le Ministre de l’Emploi, des Affaires Sociales et de la Formation Professionnelle de la Côte d’Ivoire, Me Adama KAMARA, le Ministre de l’Entreprenariat National, de l’Emploi et de la Formation professionnelle du Mali, Monsieur Bakary DOUMBIA et le Ministre de l’Inclusion Economique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences du Maroc, Monsieur Younes SEKKOURI.

Avec tous ses interlocuteurs, le Ministre Bassolma BAZIE a d’abord traduit les salutations, les félicitations et l’expression de la gratitude du Gouvernement de Transition pour le soutien, la solidarité, la compassion manifestés au peuple burkinabé et au gouvernement de Transition, au regard des moments difficiles auxquels ils sont confrontés. Il a inscrit sa démarche dans la promotion de partenariats constructifs pour un meilleur devenir des peuples africains.

Les échanges avec ses hôtes ont eu pour centre d’intérêt la coopération bilatérale, la solidarité entre les peuples et l’échange d’expériences et de bonnes pratiques dans le domaine de l’organisation et de la modernisation de l’administration. Il a aussi été question de la bonne gouvernance administrative, de la rationalisation des ressources de l’État, des stratégies d’interaction tripartite cordiale entre les partenaires sociaux (gouvernement-employeurs-travailleurs), de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, de la mise en place de cadres législatif et juridique pour un travail décent, des dispositifs adéquats pour une protection sociale efficace, etc. Pour moi a-t-il dit, tout ce qui est bon qui marche ailleurs est prenable.

Chacune des parties a apprécié positivement la démarche initiée par le Burkina Faso et salué les efforts fournis par le Gouvernement de Transition pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, dans un contexte que l’on sait critique. De part et d’autre, des idées d’échanges de délégations, de visites de travail pour mieux opérationnaliser et coordonner les expériences et pratiques porteuses ont été formulées.

L’oreille attentive de la Directrice Régionale de l’OIT pour l’Afrique

Le 7 juin 2022, Monsieur Bassolma BAZIE et sa délégation ont été reçus à nouveau dans les locaux de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), par la sous-Directrice générale de l’OIT, Directrice Régionale pour l’Afrique, Madame Cynthia Samuel-Olonjuwon. Les échanges entre monsieur le Ministre, ses collaborateurs et madame la Directrice Régionale de l’OIT pour l’Afrique ont essentiellement porté sur le « Plan stratégique de développement de l’administration du travail 2022-2026 », qui lui a été présenté.

La rencontre a permis d’exposer les grandes orientations de ce plan stratégique de développement de l’administration du travail 2022-2026. A commencer par sa vision, qui projette qu’à l’horizon 2026, « le Burkina Faso dispose d’un système d’administration du travail de référence, performant, innovant et dynamique assurant un meilleur impact sur le développement qualitatif des entreprises et un bien-être à tous les travailleuses et travailleurs ».

Le propos de monsieur le Ministre a, en premier lieu, porté sur la situation nationale fortement marquée par la crise sécuritaire et ses impacts collatéraux, les effets conjugués de la covid-19 et le conflit russo-ukrainien qui accentuent la cherté de la vie et dégradent davantage les conditions de vie ainsi que le pouvoir d’achat des travailleurs et des populations. Monsieur Bassolma BAZIE a présenté à la Directrice Régionale de l’OIT pour l’Afrique un peuple burkinabè résilient face à ses défis sécuritaires, socioéconomiques et politiques.

Le chef de la délégation a ensuite fait la jonction avec l’état des lieux qui a prévalu à la conception et à l’élaboration du « Plan stratégique de développement de l’administration du travail 2022-2026 ». Il a souligné le respect du principe participatif des parties dont les expertises et le vécu s’avéraient nécessaires pour son élaboration. C’est ainsi, a-t-il indiqué, qu’aux différentes étapes, les acteurs du ministère et le syndicat autonome des inspecteurs et contrôleurs de travail ont été impliqués. Autres aspects évoqués concernant le plan stratégique : l’analyse diagnostique, les éléments de la réforme, les dispositions de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation, toutes choses qui forment l’ossature du document, d’un volume de 114 pages.

Monsieur le ministre a mené un plaidoyer puisant ses fondements dans le référentiel national de développement, le diagnostic des difficultés rencontrées par l’administration burkinabè, afin de mobiliser l’institution internationale qu’est L’OIT, pour l’accompagnement des réformes induites par le nouveau plan stratégique. Le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection Sociale a insisté sur la nécessité de changements de paradigmes, appuyant sur le fait que « la réforme des institutions et la modernisation de l’administration constituent l’une des priorités pour booster le développement du Burkina Faso ».

Aussi a-t-il sollicité l’accompagnement de l’OIT pour le financement de la mise en œuvre de ce « Plan stratégique de développement de l’administration du travail 2022-2026 » dont le budget est évalué à 25 624 338 000 Francs CFA, sur la période 2022-2026.

Madame la sous-Directrice générale de l’OIT, Directrice Régionale pour l’Afrique, Madame Cynthia Samuel-Olonjuwon, a salué la démarche de monsieur le Ministre et de sa délégation et s’est félicitée de l’objet des échanges. Elle s’est félicitée du fait que le Burkina Faso s’est doté d’un plan stratégique, référentiel national qui à terme va assainir et moderniser le domaine du travail et favoriser le travail décent. Elle est sensible à la résilience des populations du Burkina Faso, ces dernières années face au terrorisme et à l’extrémisme violent et aussi fortement imprégnée des problèmes que vivent les populations africaines, liées au travail, au déficit de protection sociale. En termes de protection sociale, l’Afrique de l’Ouest dispose d’un taux de seulement 17%. Ce qui veut dire que 83% des populations n’y ont pas accès. Tandis qu’en Afrique du Sud et du Nord, ce taux est respectivement de 40% et de 30%.

« J’ai entendu vos doléances », a-t-elle dit. Et d’ajouter, « Au regard de la protection sociale, ce sera une priorité en Afrique. C’est pourquoi nous allons apporter un accompagnement pour élever ce taux. » Pour elle, la protection sociale a un lien avec tous les autres aspects de la vie. C’est pourquoi il faut mener un lobbying appuyé auprès des Institutions de Bretton Woods (FMI, Banque Mondiale, etc.) et de bien d’autres partenaires.

Monsieur le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale a exprimé sa satisfaction et sa profonde gratitude pour l’oreille attentiv

e prêtée aux exposés et aux requêtes exprimées en termes techniques et financiers.

Au terme des échanges, copie du Plan stratégique a été officiellement remise à la Directrice Régionale pour l’Afrique, Madame Cynthia Samuel-Olonjuwon.

Ambassade, Mission Permanente du Burkina Faso à Genève

 

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